lundi 17 août 2009

Sommaren i sverige*

* L'été en Suède

Un regard vers le nord, et peut-être qu'avec une très bonne vue, vous apercevrez les côtes verdoyantes de la Suède. Là, dans une ville universaire assez calme, je me suis arrêté pour quelques mois, le temps d'une année universitaire.
Ne pouvant pas rester tout ce temps sans bouger, je me suis débrouillé pour me trouver des compagnons de jeu, les sympathiques traceurs d'UPk (Uppsala Parkour).
Après 3 semaines ici, j'ai eu le temps d'un peu mieux les connaître et c'est vraiment un plaisir énorme !

Revenons un peu en arrière. Le 27 juillet dans l'après midi, j'ai débarqué dans un aéroport au sud-ouest de Stockholm, Skavsta. Après avoir rejoint rapidement la gare centrale de Stockholm où j'ai laissé mes affaires, j'ai rejoint Daniel (Surfaren), et des amis à lui pour mon premier entraînement en Suède.
Après 2km de course à pied (et 2000km d'avion...) nous nous sommes arrêtés dans un parkour du combattant pour travailler toutes les bases du parkour. C'était aussi l'occasion pour moi d'entendre en continu du suédois et occasionnellement de l'anglais auquel je n'étais pas encore habitué. Intimidant mais plutôt amusant. Cet entraînement m'aura fait beaucoup de bien pour évacuer le stress du départ. Un grand merci à Daniel qui m'a hébergé le soir même à Stockholm.

J'ai depuis rejoint Uppsala et j'ai eu l'occasion de m'entraîner déjà plusieurs fois avec les "Uppsaliens", les petits gars d'Upk. Si le groupe est dans l'ensemble plutôt débutant, la tête de l'association est composé d'ancien avec qui je partage le même délire : entraînement physique mais dans la bonne humeur, envie de progresser sans prise de tête et d'enseigner proprement pour développer la discipline. L'esprit est très proche de ce que je connais dans l'AGP, si bien qu'ils m'ont intégré dans le bureau de leur association (en Suède, il faut 5 membres). J'espère que ma maigre expérience de la vie associative en parkour pourra leur servir !
Sur le plan technique. La découverte de nouveaux spots et d'un nouveau groupe me donne un bon élan de motivation et j'ai déjà commencé à travailler activement sur quelques objectifs parkour (détente-bras, précision au delà de ma limite contrôlée c'est-à-dire 9 pas, Saut de chat et variantes, remontée de murs et planche) et d'autres moins parkour tels que le salto avant et salto costal, ou encore l'ATR en force.
Ce dernier commence à bien rentrer comme en témoigne la photo ci-dessous.
Cependant, je terminerai par dire qu'il y a encore du boulot et de l'entraînement à avoir. Ici, les sessions durent plus longtemps qu'à Grenoble. 4h et plus contre 2h30 environ dans la capitale des Alpes. Au niveau de l'endurance, je sens que je ne suis pas encore habitué et il ne faut pas que je me fatigue trop au risque de me blesser.


Bref, j'avance toujours, et vous ? XD

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lundi 20 juillet 2009

Un été à bouger, tome 1, la France


Après deux mois overbooké, je reviens ici pour faire un petit bilan écrit des dernières actualités.

Après être sorti d'une intensive période de révisions et d'examen, j'ai rejoins, du 17 au 21 juin la cité phocéenne, l'ensoleillée Marseille et ses plages. Sur celles du Prado, se tenaient les manifestations pour l'évènement Jours de Sports qui vise à initier pendant 5 jours, gratuitement, le public à des activités diverses.
L'association marseillaise PK13, avec la team d'acrobaties Urban Style XIII et le concours de l'AGP et de notre structure de démonstration a fait découvrir le parkour au jeune public marseillais.
Durant 5 jours, nous avons encadré, fait franchir, grimper, sauter et tenir en équilibre plus d'un millier d'enfants.
C'était éreintant, mais Ô combien gratifiant : le sourire d'un enfant qui se lâche et se fait plaisir n'a pas de prix.
Je n'avais encore jamais bougé avec les gars de Marseille, et ça a été l'occasion de faire de nouvelles -et toujours géniales- rencontres. J'ai hâte de trouver un prétexte pour y retourner et bouger sans avoir à gérer des initiations.

De retour sur Grenoble, j'ai pu bouger un peu avec Thomas, de passage en coup de vent et qui va probablement quitter Grenoble définitivement sous peu. C'est toujours un plaisir de tracer avec lui pour plusieurs raisons. D'abord, il a une aisance et une technique que j'envie, mais surtout je lui dois beaucoup. Il a été mon principal compagnon d'entrainement cet hiver, m'a coaché pour reprendre les bases du saut de chat et ses conseils avisés m'ont beaucoup aidés. Pour faire simple : c'est un pote !

De fait, depuis novembre, je reprends les bases, cherchant une vraie maîtrise que je n'avais pas avant. Saut de chat, saut de bras, saut de précision... Toutes ces techniques que je connaissais n'étaient pas pour autant contrôlées. Un lent mais nécessaire travail m'a permis de gagner une aisance et une technique que je n'avais pas auparavant.
Afin de partir sur de bonnes bases, voici une courte vidéo de l'un de mes derniers entraînements. On y voit l'esprit qui a guidé mon "parkour" ces quelques mois : recherche de maîtrise sur des techniques simples, recherche de fluidité dans les enchaînements.


D'ici une semaine, je m'envole vers d'autres cieux et d'autres terres, celles d'Uppsala, en Suède, et je vais me joindre pendant un an aux membres de l'association Uppsala Parkour. De quoi continuer à progresser et surtout échanger ! D'ici à mon retour en France, je vais axer mon travail sur du renforcement et de la musculation, tout en continuant cette recherche d'une légèreté de mouvement. Pour le renforcement des chevilles que j'ai fragiles, je compte bien travailler en slackline (funambulisme sur une sangle tendue) discipline qui fait énormément travailler, et renforce les jambes. Vive la proprioception

Prochain épisode, Sweden !

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vendredi 22 mai 2009

Médiatisation

C'est assez rare pour le noter. Je suis passé la même semaine dans 2 journeaux télévisés.

Le week end du 9 et 10 mai, j'étais à Strasbourg à l'occasion d'un parkourday qui s'est parfaitement bien déroulé. L'organisation de l'Association Strasbourgeoise de Parkour (ASP) était au top, si bien que nous avions même un gymnase à disposition en cas de pluie et pour le soir.
L'objectif, pour moi, était de tracer plus longtemps que le temps de trajet soit 14h de train de le week end. Résultat atteint avec près de 20h de parkour dans le week-end et des courbatures monstrueuses. Les spots des Strasbourg et les membres de l'asso sont géniaux, il faudra vraiment que je trouve un prétexte pour y retourner !
L'édition locale de France 3 a fait un petit reportage sur l'évènement dans lequel -il faut le savoir pour me voir- je fais un passement fluide entre deux barrières.

Toujours pour l'édition locale de France3, mais à Grenoble cette fois et pour le compte de l'AGP. Voici le reportage réalisé et intégré dans une série sur les cultures urbaines.
Le message transmis est exactement celui que nous voulions faire passer : pas d'acrobaties, des mouvements posés et maîtrisés, un discours à peu près clair. A voir ci-dessous.

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samedi 11 avril 2009

Leçon et l'image

Billet rapide pour signaler deux choses :

Axel, du jeune magazine Urban Culture a mis en ligne le dossier de géographie (culturelle) sur le parkour. Consultable en cliquant !

Puisque c'est fastidieux de lire, voici une courte vidéo réalisée par Thomas (AGP) avec quelques rushs de nos entrainements sur le site grenoblois d'Europole :

A titre personnel, je continue mon travail sur les sauts de chats et les sauts de précision en constatant les progrès (ou pas). L'illustration :

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dimanche 15 mars 2009

Hibernation ? Que neni !

Après quelques mois d'absence sur ce blog, me revoilà ! Absence oui, mais pas d'inactivité. En fait j'avais un peu trop de choses à gérer pour me poser devant le clavier et écrire un peu.

Quelles news en parkour ?

Je souhaite d'abord saluer l'initiative de David (membre des DPC et fondateur de parkourfrance.com qui nous gratifie d'une carte de France des traceurs, un outil utile pour trouver des gens avec qui bouger un peu partout en France. Le lien : http://art-du-deplacement.fr/

Autre news d'importance. Parkour.net a réouvert en lecture seule. C'est mieux que rien et cela va permettre de se replonger dans les longs débats et les discussions plus ou moins constructives qui avaient faits de ce forum la référence. Lien : Parkour.net

L'AGP avance toujours. On se développe, on a de plus en plus d'adhérents et on se sent à l'étroit dans notre petit gymnase. Suite à une récente AG, les entrainements ont été repensés, plus physiques, mais pourtant moins violents.

Pour ma part, reprise des entrainements en extérieur, notamment vers Europole à Grenoble. Le quartier des affaires permet de s'entrainer à de nombreux mouvements tout en étant plutot tranquille et en ne dérangeant pas grand monde. Tant mieux !
J'ai repris à zéro mon travail sur le saut de chat, qui commence à ressemble à quelquechose après répétitions de la course d'élan sur des murs de diverses hauteurs. Je me suis même hasardé, poussé par mon compère Thomas à de petits sauts de chats/précisions.
En précision justement ! Ca y est j'ai du 9pas. Pas encore à tout les coups, mais la puissance et la technique est là. L'amorti aussi. Mon hiver en télémark n'aura donc pas été inutile pour les jambes.
Il va maintenant falloir bosser les bras, mes montées sur sauts de bras sont beaucoup trop lentes (et moches)

Dans les projets d'ici la fin d'année : Parkourday à Strasbourg en mai, participation à une manifestation sur Marseille en juin, et à partir de juillet, une année Erasmus en Suède va me permettre d'explorer les contrées du nord. Je suis d'hors et déjà en contact avec des traceurs du coin (Lien : Le-parkour.se) pour bouger dans le pays.
Le parkour n'a pas de frontières !

Sur un sujet tout autre que le parkour, j'ai créé récemment un autre blog pour parler d'histoire, et de mes recherches, pas tant pour publier que pour me poser et réfléchir sur celles-ci. Plus d'infos en suivant ce lien : Res historiae

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lundi 24 novembre 2008

Rushs à l'arrache !

En attendant mieux, c'est à dire une belle vidéo, bien montée, avec de vrais et belles séquences, voici un montage regroupant des rushs de ces deux dernières années (et donc, de mes deux premières années de parkour). C'est assez décousu, mais au moins, dans cette vidéo il y a des vrais morceaux d'entraînement !

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dimanche 16 novembre 2008

Charmante petite boule de poil

Pierrier de Prelles (05)

Suspendu dans la canopée,
Tu contemples ton univers
Vaste monde en tons de vert
Ou tu te fonds et vis en paix.

Quand parfois tu descends à terre
Tous rient de tes membres trop longs
Ces bras tombants jusqu'aux talons
Qui ne te rendent pas très fiers.

Mais lorsque tu te balances
De tes grands yeux doux et joueurs
Tu contemples sans nulle peur
Ce monde d'arbres immenses
Tu y es roi, tu y danses.

Ainsi traceur, quand tu te pends et fais des bonds,
N'oublie pas ce saint animal qu'est le gibbon.


____________________________

Un peu d'humour ! Les arts martiaux prônent le respect au maître, pourquoi ne pourrions-nous pas faire de même en parkour? Le constat cependant n'est pas reluisant : les fondateurs sont divisés, alors qui aduler sinon ce petit animal, plus agile que n'importe quel autre qui se joue de la gravité dans les hautes branches !
A noter, dimanche dernier, petite session à Grenoble fort sympathique en compagnie de Yassine, traceur marocain avec un bon niveau notamment de jolies acrobaties. Blog en cliquant !



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samedi 1 novembre 2008

Tracer c'est bien, s'améliorer, c'est mieux

Voilà bientôt deux ans que je me suis mis sérieusement au parkour. Entre deux blessures, j'ai quand même progressé un petit peu, au point que désormais un déséquilibre se met en place entre certaines techniques que je commence à maîtriser et d'autres que je ne maîtrise pas ou peu.

Le parkourday du 26 octobre à Dijon m'a confirmé une chose : fatigué par une bonne journée à bouger, usé par des sauts et encore des sauts, je suis capable d'encaisser des bons chocs, le physique est là, et même si je peux m'améliorer, j'ai un potentiel intéressant.

C'est pour cela que je me pose désormais la question de ce que je vais devoir et de ce que je veux améliorer, de manière à être complet : quels sont mes objectifs pour la fin 2008 et l'année 2009 ?

Je ne suis pas satisfait de mon saut de précision, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, un manque d'explosivité. Il me faut donc bosser la pliométrie de toute urgence. J'espère de cette manière réussir à gagner en détente. Actuellement je devrais pouvoir atteindre 9 pas, je vais donc viser 10 (Rien n'arrête un ambitieux...).

9 pas reste -dans l'immédiat- une limite théorique que je passe au sol, en gymnase, mais absolument pas en extérieur, et encore moins quand l'aire de départ et de réception s'élèvent au dessus du sol. Il s'agit donc de travailler en gymnase pieds nus, afin de se renforcer et d'assurer une technique avec le meilleur amorti possible. Le travail pied nu en gymnase doit permettre à terme de poser des sauts de précision sur barrière.
Il va me falloir travailler sur le mental pour arrêter d'avoir peur au sujet de ma cheville et oser me lancer sur ces sauts là. Pour de meilleures sensations, et malgré l'hiver, je vais continuer de faire du slack (marche sur sangle) pour gagner en équilibre et muscler cette cheville que je ne saurais voir dans une chevillère.

A court terme je compte aussi investir dans des feyue, des chaussures de kung fu, très confortables mais dont la semelle, souple, oblige à bien poser ses appuis.
Tant que je parle chaussures. Kalenji (Décathlon) a sorti une chaussure de running à 12€. L'amorti pour ce prix ne doit pas être fameux, mais, pour laisser de la gomme sur des murs rugueux, il serait dommage de se priver, je compte bien en acquérir une paire.

Le deuxième point sur lequel je vais devoir m'appliquer, c'est mon saut de chat. Je ne maitrise absolument pas la technique, si bien qu'il est exclu pour moi de lancer en extérieur des sauts de chat-précision ou sauts de chat-bras. Mes axes de travail seront donc l'impulsion en pieds décalés, l'envoi des mains au bout de l'obstacle et une répétition acharnée de cette technique pour enfin apprendre à planer.

Finalement, il faut que je continue à travailler les sauts de bras afin de pouvoir me lancer plus dès que les résultats de mon travail sur les précisions se fera sentir.

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samedi 18 octobre 2008

Questions de temps

Un peu de culture ne fait jamais de mal. Voici la partie que j'ai traité d'un exposé sur la notion du temps à Rome et à Pompéi. C'est l'un des travaux qui, jusqu'a maintenant, m'a demandé le plus de travail de synthèse. D'abord, pour trouver comprendre les sources, ensuite pour essayer de réexpliquer le tout à peu près clairement. Rédigé mais prévu pour l'oral, certaines formulations sont probablement lourdes ou redondantes, mais si vous n'êtes pas contents, vous n'aviez qu'à être là vendredi matin en TD pour écouter ceci en "Direct Live"...



Questions de temps :
Du calendrier annuel à la journée pompéienne

En 79ap. J.C., l'éruption du Vésuve fige le temps à Pompéi, nous laissant un cadran solaire dans un bel état de conservation, devant le temple d'Apollon dans le noyau samnite de la ville. Cet objet conçu pour voir l'avancée des heures rappelle que les Pompéiens et leurs contemporains savaient mesurer le temps. Cependant, dans une société vivant au rythme de la lune, du soleil et des dieux, la manière de le visualiser a évolué avec la compréhension des mécanismes du monde tout en gardant une grande part de mythe.

Pompéi reste un cas particulier et dans notre recherche pour mieux comprendre la notion de temps nous avons du élargir nos recherches à l'Italie romaine : nous nous sommes intéressés à Rome, pour laquelle les sources écrites sont plus nombreuses et nous permettent d'approcher la notion de calendrier, à l'image des écrits de Vitruve et des Saturnales de Macrobe.

Nous allons chercher à comprendre la vision du temps des Pompéiens et de leurs contemporains avec les moyens dont ils disposaient pour le mesurer, mais aussi en nous intéressant à la part de mythe, à l'impact de la religion dans la vie et dans la division de la journée.

Pour ce faire, nous allons d'abord explorer l'idée de calendrier, la division de l'année, les mois dans une organisation très structurée de la vie religieuse et politique. Ensuite, nous nous intéresserons à la semaine et à la journée, à l'utilisation de cette dernière par l'individu ainsi qu'aux systèmes de mesure du temps. (partie développée par une camarade que je n'ai pas à disposition)


I. Un calendrier annuel, pour la vie civique et religieuse

A Rome, la religion et la politique sont intimement liées. Le culte des dieux les plus importants et un certain nombre de cérémonies publiques sont effectuées par des magistrats et montrent à quel point la religion marque le calendrier à Rome.

A. Calendrier lunaire, calendrier solaire, l'année.

Dans l'histoire de Rome, un certain nombre de calendrier ce seraient succédés, c'est à eux que nous allons nous attacher dans un premier temps afin de comprendre la division de l'année en mois.

A l'origine de Rome, c'est un calendrier lunaire, i.e. basé sur les cycles de lune, de 10 mois qui est utilisé. Son origine est attribué à Romulus, dans les textes, mais il semble plus probable que ce soit une réutilisation d'un calendrier étrusque. L'année ne faisait alors que 304 jours.

Après Romulus, la légende attribue à Numa Pompilius, roi de Rome, la mise en place d'un calendrier lunaire de 355 jours. L'année est divisée en 12 mois. Cependant, l'année lunaire présente un décalage avec l'année solaire. Il y avait donc l'obligation de rattraper le retard en « intercalant » (mensis intercalaris) un mois, c'est à dire en rajoutant un mois tous les deux ans. Plusieurs auteurs antiques attribuent cette évolution à Numa (Ovide, Solin, Tite-Live, Cicéron : Des lois). Il faut nuancer les écrits de ces auteurs, car il semble plus probable que ce calendrier lunaire de douze mois date de la période des décemvirs (decemviri legibus faciundis) qui de 451 à 450, donc au milieu du V ème s. remplacent les consuls et rédigent les lois des Douze Tables (texte juridique fondateur à Rome).

La grande modification du calendrier vient avec Jules César. En 45 av. J.C. , il prend conseil auprès d'un astronome d'Alexandrie, Sosigène (qui vit au Ier s. av JC). et crée le calendrier julien, calendrier solaire de 12 mois. Cette fois, l'année fait 365 jours avec des mois de 30 et 31 jours . Tous les 4 ans, un année bissextile fait 366 jours : c'est à dire qu'on ajoute un jour le sixième jour avant les calendes de Mars (i.e. Bis sextum, doublement du 6ème jour).

Pour dater les années, les romains utilisaient divers systèmes que nous allons voir maintenant.

Il y a la datation renvoyant à la fondation de la ville A. U. C. (Ab Urbe Condita) usuellement 753av JC. Un deuxième mode de comptage consiste à prendre comme point de référence l'expulsion des rois, en 509av JC indiquée par l'abréviation P. E. R. Post Exactos Reges.

Cependant le système qui semble prévaloir est le suivant : les consuls prennent leur charge en début d'année (le 1er janvier depuis 153av JC) c'est pourquoi on avait pour habitude de nommer l'année du nom des deux magistrat les plus importants de Rome La liste des années désignées par les noms des magistrats s'appelle fasti consulares. Dans les textes, nous trouvons les noms des consuls avec la mention consulibus. Un exemple pris dans les Res Gestae Divi Augusti, qu'Auguste devient Pontifex Maximus : P. Sulpicio C. Valgio consulibus, sous le consulat de P Sulpicio et C. Valgio. (en 12 av. J.C.)


B. L'origine du nom des mois

L'aspect technique de la division en mois étant maintenant un peu plus clair, afin de mieux comprendre l'influence du religieux et du politique, nous allons nous intéresser maintenant à une question étymologique, d'ou viennent les noms des mois ?

Nous avons vu précédemment qu'il existait un calendrier lunaire de 10 mois. C'est de celui-ci qui viennent la plupart des noms des mois. Mars, alors premier mois de l'année est dédié par Romulus au dieu de la guerre.

Pour avril, l'origine du nom est contestée (Vénus ou mois de la floraison ?). Dans la même idée, l'origine de mai et juin est contestée. Macrobe donne comme explication la plus probable que Mai vient de maiores et Juin de juniores, symbolisant là la division de l'état romain, entre les jeunes qui tiennent les armes et les anciens qui ont la sagesse et la réfléxion. Du cinquième au dixième mois, les noms sont alors encore transparents : quintilis (actuellement juillet), sextilis (actuellement aout), september, october, november, dicember. Ils indiquent simplement le numéro du mois.

Numa aurait lui ajouté deux mois : Januarius, Janvier, placé après le dixième mois et avant le premier. Dédié au dieu à double face, Janvier regarderait donc aussi bien vers l'arrière, l'année passée, que vers le futur, l'année à venir. L'autre moi Février, est lui consacré à Februus, une personnification des rites purificatoires qui ont lieu tout au long du mois (ex: amburbium purification de la ville).

Finalement deux mois vont changer de nom pour donner le calendrier que nous connaissons. Ce sont les 5ème et 6ème mois de l'année lunaire de Romulus.

En 44av JC, Marc Antoine, consul propose une loi pour que quintilis reçoive le nom du dictateur Jules César pour honorer le mois de sa naissance.

Sextilis change lui de nom en 8av JC grâce à un senatus-consulte dont voici les termes :

« Considérant que c'est au mois de sextilis que César, investi du pouvoir de commandement a exercé son premier consulat, qu'il est entré en triomphateur à Rome à trois reprises, que ses légions sont descendues du Janicule et ont suivi ses auspices et le respect du serment militaire , que c'est encore au cours de ce mois que l'Egypte a été soumise à la domination du peuple romain et dans ce mois est et a été très heureux pour l'Empire romain, le Sénat décide de lui donner le nom d'Augustus. »

Sextilis est donc devenu notre mois d'août.


C. Calendes, ides et nones

Une subdivision ancienne scinde le mois en trois périodes. C'est la partie la plus compliquée de mon propos puisque ce système nous est désormais complètement étranger. Nous allons essayer d'éclaircir le fonctionnement de la division du mois en calendes, nones et ides.

A Rome, jusqu'à la fin du IVème s. av JC, les calendriers n'étaient pas affichés mais annoncés chaque mois par des prêtres. Ce système d'annonce se base sur une division du mois qu'il faut comprendre pour espérer comprendre l'influence de la religion dans le calendrier romain, mais aussi pour comprendre les très nombreuses inscriptions -souvent datées- que les pompéiens nous ont laissés sur leurs murs.

Intéressons nous d'abord à la division du mois en trois périodes :

  • du lendemain des calendes aux nones.

  • du lendemain des nones aux ides.

  • du lendemain des ides aux calendes du mois suivant.

Avec les modifications du calendrier que nous avons vu dans une première partie, des jours ont été rajoutés aux mois, décalant nones et ides. Ainsi les nones se déroulent le 5 du mois mais le 7 pour Mars, Mai, Juillet, Octobre et les ides sont le 13 du mois, mais le 15 pour Mars, Mai, Juillet, Octobre. En revanche, la durée des ides (i.e. Du lendemain des nones aux ides) reste fixe : 8 jours.

L'étymologie nous aide à comprendre ceci : nones voudrait dire neuvième jour, ce qui indique bien la durée de l'intervalle des nones aux ides. Une deuxième hypothèse plus religieuse nous donnerait pour nones l'expression nouae initium observationis, « nouveau cycle d'observations religieuses ».

Pour ides, il y a plusieurs hypothèses incertaines, mais ce qui est sur c'est que dans le calendrier lunaire, les ides tombent au milieu du mois, quand la lune est pleine.

Maintenant, voyons deux exemples d'inscriptions pompéiennes illustrant toute l'importance de la datation pour des sujets plutôt léger, cela nous montre que ce système qui paraît compliqué était couramment utilisé :

HIC FVTUI

XIX K SIIP XIII K SIIP

Ici j'ai baisé, le 19 des calendes de septembre (15 aout) et le 13 des calendes de septembre (21 aout)

CIL 4, 4260.

Idibus Martia / in sumptum sumisi

Le jour des ides de mars, je me suis laissé aller à la dépense

CIL 4, 8013.


D. Jours fastes et jours néfastes

La religion est omniprésente sous la République et l'Empire et a une grande importance sur le calendrier, qu'elle détermine. Nous allons maintenant nous pencher sur la question des jours fastes et néfastes. Mais d'abord, voyons en quoi ils sont liés aux calendes et aux nones

Sous la République et jusqu'à la fin du quatrième s. avant notre ère, une annonce orale était faite sur le Capitole, le jour des calendes. Le Rex sacrorum annonçait alors les jours fastes et la jours néfastes. Après quoi, la population devait revenir aux nones afin de savoir quelles fêtes seraient célébrées dans le mois.

Revenons un instant sur le mois intercalaire pour voir qu'à toute les époques, religion et politique ont été très liés dans la société romaine. Ce sont les pontifes qui décidaient aussi du placement d'un mois intercalaire. Cette intercalation était notamment une manoeuvre politique permettant de réduire la durée de la charge d'un opposant qui avait été élu, dans une société de magistrats-pontifes. Ainsi, le pouvoir religieux faisait donc efficacement pression sur le pouvoir politique.

Par la suite, le Pontifex Maximus, chef de la religion romaine annonce le calendrier annuellement en indiquant les jours fastes et les jours néfastes.

Les jours fastes, il est possible de rendre la justice. Il y en a sous la République 235, dont 192 jours sont réservés pour les comices et les élections. On parle alors de jours comitiaux.

A l'inverse, il y a 109 jours néfastes où tout procès est interdit. A cette occasion se tiennent les fêtes publiques et les jeux. Pompéi après s'être soumise à Sylla, a intégré la religion romaine, comme l'a prouvé la présence de statuettes de la triade Capitoline (Jupiter, Junon, Minerve) dans le temple de Zeus Meilichios (en règ VIII, non loin forum triangulaire). La présence de lieux dédiés aux divertissements (Odéon, Amphithéatre) mais aussi les nombreux temples dédiés aux cultes publics (temple de la fortune Auguste, temple des Lares, temple d'Apollon en Reg VII par ex), montrent la vivacité d'une vie publique et religieuse à Pompéi qui répond à un calendrier. Ainsi, aux alentours du 5 juillet, se tenaient à les ludi Apollinares, dédiés à Apollon, durant lesquels les duumvirs de la cité faisaient preuve de leur générosité en financant les jeux : vie politique et vie religieuse sont bels et bien mêlés et obéissent à un calendrier précis.



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dimanche 12 octobre 2008

Voilà la L3

Alors que se profile d'ici quelques mois, la fin de mon premier cycle d'études supérieures, je commence seulement à avoir un point de vue à peu près complet de mes études.
Cela me permet de répondre à la question suivante, qui m'est en général posée quand j'explique que je fais des études d'histoire. Dans le meilleur des cas j'ai droit à "Mais, on fait quoi en histoire ?", sinon j'ai déjà eu "Ah, ça existe la fac d'histoire ?!". Réflexion spontanée, mais qui agace...
Cette fois, me voilà inscrit pour de bon en L3, aux options que j'ai pu choisir. Cette fois, je sais de quoi est composé l'ensemble de ma licence.

Avant de vous balancer l'inesthétique liste des Unités d'Enseignement (UE) que j'ai suivi, un petit mot pour vous expliquer comment ça fonctionne. Soumis au système du LMD (laïcenceu, masseteure, doctorat), nous avons tout au long de ces trois ans, un certain nombre de crédits à valider, et ce au moyen d'UE qui selon leur quotité horaire valident plus ou moins de crédits. Il faut ensuite savoir jouer subtilement de son emploi du temps pour s'inscrire là où les options semblent intéressantes tout en ne se mélangeant pas entre les UE majeures thématiques, majeures techniques, mineures, optionnelles et transversales...

En première année, le choix d'options était mince, en fait, nous avons suivi une sorte de tronc commun, imposé afin de nous donner des bases sommaire de culture historique. C'était une sorte de (re)mise à niveau afin d'acquérir les méthodes de travail.
En deuxième année, sans rentrer dans les détails, le choix s'étoffe. A Grenoble, nous nous retrouvons mélangés entre L2 et L3 ce qui nous permet d'avoir accès à un nombre d'UE plus grand. Nous gardons une contrainte : l'obligation de suivre sur les deux semestres de L2 (S3 et S4) les quatre périodes historiques, à savoir ancienne, médiévale, moderne et contemporaine.
En troisième année finalement, nous devons choisir au minimum deux des périodes précédemment citées, ce qui permet de se faire plaisir en fonction de ses préférences historiques et personnelles, quand l'emploi du temps et les chevauchements de cours le permettent... Il se trouve que cette liste d'option est la mienne, et il y a très peu de chance qu'un autre étudiant de la promo se retrouve avec les mêmes options que moi puisque cela dépend surtout de choix qui restent personnels. Il faut noter aussi que les options évoluent d'année en année. Quand certaines apparaissent, d'autres disparaissent.

Voici donc les UE que j'ai suivi, que je suis et que je vais suivre, classées par période historique :

Histoire ancienne
- Approche archéologique des mondes méditerranéens, le Proche Orient ancien. (L1S2)
- De la cité à l'empire, histoire grecque et romaine (L1S2)
- La République romaine, 218 - 31av. JC (L2S4)
- Le Haut Empire romain (L3S5)
- Vivre à Pompéi (L3S5)
- Les sources d'histoire romaine (L326)
Histoire médiévale
- Les Francs : De la Gaule mérovingienne à l'Empire carolingien, VIème IXème s. (L2S3)
- L'Europe occidentale au Moyen Age (L1S2)
- La chrétienté médiévale (L3S6)
- Archéologie médiévale. (L2S4)
- Stage L2 : fouille archéologique d'une église, niveaux fouillés, XIIème - XVème s. (L2S4)
- Paléographie et diplomatique médiévale (L3S6)
- Minimémoire, dont le sujet portera probablement sur de la paléo médiévale (L3S6)
Histoire moderne
- La France moderne : XVIème - XVIIème s. (L1S1)
- Histoire du livre de la seconde moitié du XVème au XVIIIème s., technique, société, économie, pouvoirs et culture. (L3S6)
- La ville et ses échanges, XVIème - XVIIIème s. (L2S4)
- La Révolution française, évènements, violences et passions. (L2S3)
Histoire contemporaine
- Historiographie et méthodes de l'histoire moderne et contemporaine (L1S1)
- Les sociétés européennes au XIXème s. (L1S1)
- Modernisation politique, culturelle et sociale de l'Europe au XIXème s. (L2S3)
- Nations de l'Europe : RFA, Italie et Angleterre de 1945 à nos jours (L1S1)
Géographie
- Géographie environnementale : la planète et ses habitants (L1S2)
- Géographie : Ville et société urbaine (L2S3)
- Géographie culturelle (L3S5)

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