Pages blanches, taches d'encre et réflexions d'un idéaliste

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vendredi 23 mai 2008

Le Parkour, le plus contraignant des sports "funs" ?

J'ai dans l'idée de faire un article sur le parkour depuis un moment, sans compter que pour le magazine Urban culture (retenez ce nom, il se pourrait qu'il marque) , je dois écrire un article expliquant ce qu'est en détail cette discipline. A première vue, c'est "fun", loin de toute contrainte. Pourtant, le traceur doit avoir un comportement intelligent dans sa pratique : pour pouvoir durer et ne pas se blesser, pour ne pas dégrader l'image d'une discipline toujours en marge.

Internet, dans ses bon côtés m'a permis de trouver mieux que des articles comme source : une vidéo. Réalisée par un traceur, Duncan, et intitulée "The Pilgrimage Project", je suis tombé un peu par hasard dessus en fouillant les entrailles de parkour.net, le portail mondial des traceurs.
Comme son nom l'indique, "Projet : Pèlerinage", il s'agit d'un voyage initiatique. Un groupe de traceurs s'est rendu à Lisses, dans la banlieue parisienne, là où est né le parkour il y a quelques années. Il s'agit bien d'un pèlerinage puisque ce faubourg urbain est connu des traceurs du monde entier.
Tout comme un croyant qui recherche un lieu de vérité pour sa foi, le traceur retourne sur les lieux où est né un peu par hasard son activité. A cette occasion, Duncan, au lieu de faire une simple vidéo de parkour, en mettant en musique des images de mouvements techniques, s'est posé des questions. Qu'est ce que le parkour? D'où vient-il, quelle philosophie y a-t-il derrière
cette activité ?

A partir de questions que s'est posé et se pose toujours la communauté des traceurs, ce film apprendra donc aux néophytes quelques bases de la discipline. Illustrant par les images des mouvements, des exercices tout en expliquant la nécessité de les pratiquer régulièrement. Au delà de ça, le traceur plus expérimenté en vient à se poser des questions sur sa pratique, son impact sur sa vie, mais aussi l'impact de sa pratique sur le voisinage autour des lieux d'entraînement.

L'image étant bien plus pratique pour transmettre un message, finalement, l'article que je comptais faire sur le parkour et les idées que je voulais exprimer se retrouvent dans cette vidéo, en anglais, mais sous-titrée en français (un français approximatif, mais je soupçonne un usage un peu trop enthousiaste des traducteurs en ligne).

Avant sa diffusion, ce film amateur et non-lucratif a reçu le soutien de David Belle, fondateur (ou co-fondateur selon le point de vue) de la discipline


Les liens pour télécharger la vidéo sur parkour.net
Lien vers des articles anglais sur le parkour
Quelques autres articles en français cette fois
Un article que je conseille fortement, qui explique pourquoi l'on ne joue pas au Yamakasi, mais pourquoi il faut pratiquer sérieusement

A noter, dans l'actualité du parkour, l'ouverture à Evry d'une Académie de l'Art du déplacement, à l'initiative du collectif Majestic Force, composé de certains membres des Yamakasis. Il s'agit de continuer à développer la discipline en offrant un encadrement de qualité à ceux qui le veulent, traceurs ou non. A suivre... Ici, un article du parisien, et là un reportage de France 3 : à l'occasion de l'ouverture, une rencontre nationale et internationale à eu lieu le 17 et 18 mai.

samedi 10 mai 2008

Brève générale

Sous les pavés, la plage, sous le soleil, Grenoble, et avant l'été, les exams. Si j'étais motivé, j'aurais pu réfléchir sur l'héritage que nous a laissé la génération 68, à nous étudiants de 2008. Si j'étais motivé, j'aurais pu analyser un peu la situation en Palestine, 60 ans après la création de l'état d'Israël, ou en Birmanie, les raisons qui poussent la junte à garder ses frontières fermées. Les raisons de réfléchir ne manquent pas en ce moment dans l'actualité.

Oui mais voilà, je n'ai aucune volonté de le faire, pour deux raisons : l'une c'est un examen d'histoire antique, l'autre, un examen d'histoire moderne. Soit deux après-midi les yeux fixés sur des feuilles qu'il faut remplir, de préférence en pensant intelligemment sur des sujets imposés. Alors l'actualité passe au second plan ! Monde sans pitié, il paraît qu'il faut des diplômes, se cultiver par curiosité ne rapporte pas.
Mercredi, en moderne, sujet plutôt tranquille, "La ville et ses marchands" rien de bien périlleux, la note, si elle n'est pas fantastique devrait être correcte. La veille en revanche, j'ai pris une sérieuse claque.

En fait j'en ai pris deux. La première en histoire romaine. C'est bien connu, on a tous quelques idées sur le sujet "Restaurer ou réformer la Res Publica 218-31". Deux feuilles doubles de pipeau, je ne me mettrais pas 6.
Sorti lessivé de la salle d'examen, je suis allé faire un peu de sport. Protections de combat en place, on a joué avec un camarade du parkour en pied-poing-sol. Je ne suis pas dedans. Un crochet du gauche que je ne vois pas venir, et la mâchoire pour jouer l'amortisseur. Aie ! Trois jours à redécouvrir les muscles du visage.

Moralité : 2008, ou comment la jeune génération regarde avec résignation s'éloigner les utopies de 68.