Pages blanches, taches d'encre et réflexions d'un idéaliste

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jeudi 12 juillet 2007

Les caveaux parisiens, un son d'enfer ?

Il est des soirées durant lesquelles je suis prêt à sacrifier mon ouïe du moment qu'il y a à écouter de la belle musique -un peu trop fort-. Celle-ci rentrait dans mes critères: jazz et bonne humeur, de quoi relâcher un peu la pression du quotidien.
A la sortie du travail ce mardi, je me suis rendu une fois de plus sous l'impressionnante fontaine de la place saint-Michel pour une nouvelle soirée entre mélomanes. Rectification, avec une mélomane, moi-même n'étant qu'un padawan* ( "apprenti",pour fidéliser d'éventuels fans de star wars qui passeraient ici) en la matière. Partis pour écouter à nouveau du jazz, nous nous rendons au Caveau des Oubliettes.
Vous pouvez trouver une description de ce lieu dans les archives du mois de juin.
Programmée ce soir là, une Organic jazz jam session. Le concept est assez simple et convivial. Lors de la première partie du concert, des musiciens, animateurs réguliers du Caveau jouent, puis laissent leur place une heure plus tard à des amateurs qu'ils peuvent aussi accompagner. Nous ne sommes restés que pour la première partie, à cause du boulot le lendemain, mais aussi parce que les métros/RER ne sont pas infinis dans la nuit parisienne et qu'il faut pouvoir rentrer !

Installés sur des tabourets non loin de la scène, et après que nous ayons commandé, je me suis mis à observer un étrange personnage. Devant moi, assis, se tenait un petit homme, la cinquantaine passée, avec une barbe hirsute et une casquette Pizza Hut. Il se trouve que cet homme, Jeff Hoffman, était le guitariste de la soirée, et comme j'allais vite m'en rendre compte, il est doué. Non seulement, il l'est à la guitare, mais il est aussi possédé d'une énergie folle. Communicatif, il ne m'a pas du tout semblé qu'il se mettait en avant, mais qu'au contraire, il accompagnait à merveille le batteur et l'organiste. Selon moi, c'est une des qualités d'un grand musicien.

Stephan Patry, organiste, mais pas sur n'importe quel orgue: l'orgue hammond. Instrument électro-mécanique inventé au début des années 30, c'est quelque chose d'imposant et de très particulier. Sa sonorité peut-être imitée par des claviers numériques, mais Stephan joue sur une véritable orgue, dont le poids approche des 200kg! La caisse en début de soirée m'avait intriguée. Elle contient en fait le mécanisme d'électro aimant qui produit le son si particulier à ce massif appareil. Détournée de son usage premier -remplacer dans les églises les imposants orgues à tuyaux-, il reste utilisé par les musiciens de jazz. C'est bien entendu lui qui donne son nom au thème de la soirée: "organic jazz".

Troisième musicien, François Morin nous a gratifié à la batterie d'un solo déchaîné . Il co-anime les soirées du caveau le mardi avec Stephan dont j'ai parlé précédemment, c'est un batteur doué et enjoué, bien souvent souriant lorsque l'on peut capter son regard. C'est là tout le problème pour les batteurs, Cachés par leur matériel, et bien souvent en accompagnement, la musique ne leur rend pas forcément honneur. En jazz, chacun ayant sa place, et au caveau plus particulièrement, grâce à François, ce soir là, l'honneur des batteurs fut sauf !

Je commence probablement à prendre goût à la musique car, si je suis sorti à moitié sourd, ce fut une excellente soirée accompagné de mon double féminin et dessinateur, Aurélie.

Liens:
- MySpace du Caveau des Oubliettes
- Une page sur Jeff Hoffman
- Site de Stephan Patry
- Site de François Morin
- Un extrait de la soirée

2 commentaires:

Aurélie a dit…

Validera-t-il?
Merci pour tes conseils =)

Toujours aussi bien écrit...

Aurélie Py a dit…

Ah oui ! Je sais ce que tu devrais faire : insérer la vidéo à la fin de ton article, pour finir en musique ou lire en musique... ;)
Bise