Monsieur le président,
Je vous écris après ces fêtes de Noël pour vous souhaiter mes meilleurs voeux de citoyen français. Meilleurs voeux de bonheur d'ailleurs ! J'ai pu apprendre par la presse et la télévision que vous aviez refondé une petite famille et j'en suis heureux. Elle est vraiment charmante Carla, et qu'elle voix en plus pour vous ! Par votre droiture, vous avez réussi à séduire cette femme de gauche.
J'ai été choqué cependant par l'indiscrétion dont font preuve les média à votre égard. C'est honteux d'être comme ça, toujours sur le dos des gens. Comme si vous leur aviez donné l'habitude de vous mettre en spectacle, comme si cela avait pu vous servir en d'autres occasions ! Non, vraiment, je comprends votre mécontentement. Vous n'êtes qu'un homme, et vous avez droit à une vie d'homme, comme les autres.
C'est vrai après tout, vous n'êtes qu'un salarié. Président de la République : qu'est-ce, sinon un poste de super PDG en CDD ? Oh mais ce poste, vous l'avez rêvé, vous l'avez cherché, et vous vous êtes battus pour l'obtenir. Il est naturel après tout que vous en disposiez comme vous le voulez, c'est votre présidence tout de même. C'est hyper important, une « hyperprésidence » (Amusant, ça sonne « grande surface » comme expression, il ne manque plus que des employés sous vos ordres et une équipe de management pour les contrôler et les noter !).
Heureusement, vous êtes à ce poste car vous êtes un homme de moralité.

Vous nous avez rappelé à de nombreuses reprises combien les valeurs fondamentales de la république étaient essentielles à vos yeux. Vous savez, ces trois mots, Liberté, Egalité, Fraternité, qu'accompagne ce petit texte, ce petit texte législatif tellement insignifiant et qui s'appelle Constitution. Vous aviez l'air si sincère, et j'en fus ému alors, quand je vous vis au journal de 20h lors de la retransmission de vos allocutions de candidat. Je suis heureux de voir, que ces valeurs sont toujours aussi importantes pour vous.
Ainsi, vous n'avez pas hésité à plusieurs reprises à montrer à quel point, la situation à l'étranger nécéssitait votre intervention. J'eus l'écho de votre appel de félicitations à monsieur Poutine,au lendemain des législatives. Quel homme pacifique que ce leader d'une Russie démocratique et ouverte au monde ! De même, assez récemment, vous n'avez pas non plus hésité à accueillir un dirigeant lybien venant faire du tourisme éducatif dans notre pays. Il a pu voir a quel point vous étiez déterminé à protéger les valeurs universelles qui font de notre pays un défenseur des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Vous aviez aussi, précédemment, montré que vous respectiez fortement les « pays du Sud », donnant votre point de vue d'une manière impérative, avant même le procés et les décisions du gouvernement et de la justice d'un pays souverain : le Tchad ! Quel tact ! Quelle force de caractère ! Il est vrai qu'il vaut tout de même mieux garder les citoyens au sein du territoire national, c'est pourquoi nous renvoyons chez eux de nombreux clandestins, en France depuis des années à l'insu de notre plein gré, en nous félicitant de faire du chiffre afin d'atteindre le « score » prévu en début d'année.
En espérant que l'année 2008 -et les 4 suivantes au passage- soit aussi bonne pour nous que pour vous. J'espère que dans les résolutions du nouvel an, vous espérez toujours tenir vos promesses électorales, mais ne soyez pas trop zélé quand même. Trop d'enthousiasme pourrait vous faire perdre toute clairvoyance.
Veuillez, Monsieur le Président, recevoir l'expression de ma plus grande inquiétude à propos de l'image que vous donnez de la dignité présidentielle.
Cette "lettre" a été réalisée dans un but satirique, toute ressemblance avec un petit personnage réel est purement fortuite et non voulue...