Pages blanches, taches d'encre et réflexions d'un idéaliste

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samedi 9 août 2008

L'étourdi

C'est un peu moi, mais selon les jours, c'est un peu tout le monde aussi.

Certains matins, au réveil,
Les yeux ternes, regard en veille,
Amaigri, il croise son reflet
Dans un petit miroir replet

Distrait, sans montre, il oublie l'heure,
Incontestablement gaffeur,
Il oublierait, sans mémento,
Sous la pluie, parapluie et manteau.

Il vit sur son propre monde,
L'imagination féconde,
Sans jamais voir l'étonnement
Que crée un tel comportement.

Si son monde est sensationnel
Le notre, un peu trop rationnel,
Ne convient pas à notre ami,
Tête en l'air, éternel étourdi !

vendredi 8 août 2008

Le mime de pierre


Notre Dame est belle. Au diable la césure et vive l'écriture à l'arrache.

Démon enfanté par nos cauchemars
De cette scène d'où tu sommeilles,
De jour comme de nuit, tu surveilles
Ce peuple qui court, toujours en retard.

Lui inspirant la terreur et l'effroi
Délestant Notre-Dame de ses pluies,
Tu vomis sous un ciel de coton gris
Les crocs mordants une invisible proie.

Aujourd'hui, tu acceptes les piques
Des yeux curieux, des regards scrutateurs
Actrice, tu cherches à faire peur
Mais ce public rit, et te critique.

mercredi 6 août 2008

Petit traité d'hygiène du pied

C'est un peu mon quotidien en ce moment (je vends des chaussures)...

Nos pieds sont d'exigeants compagnons,
Larges, puissants, petits et mignons
Ils n'en restent pas moins sensibles
Et sujets aux douleurs, pénibles.

Pour courir, avec dynamisme,
Dans tous les sports dont l'athlétisme,
Amorti, sans trop de fermeté
Et chaussure, tout en légèreté.

Pour marcher, quelquesoit le terrain,
Hors sentiers et garder son entrain,
En confort, semelle rigide
Et au bout, préférer du vide !

Pour une allure moins sportive,
Terrain plat et humeur lassive,
Pour vos pieds, préférez le plein air,
Sandales ou tongs vous libèrent !

Finalement, ce n'est pas bien dur
De garder des pieds de belle allure.
Pour éviter de trop les couvrir,
Il suffit de ne pas s'en servir !


J'vois la vie (mo)rose !


Sous un ciel de coton gris,
La capitale se lève
Et le soleil s'élève
L'éclairant plein de mépris.

Sous ce ciel de coton gris,
On en oublierait presque,
Qu'il n'est plus jolie fresque
Que ses rayons sur Paris.

Sous ce ciel de coton gris,
La météo humide,
Et ses nuages liquides,
Est-ce une plaisanterie ?

Mais ce ciel de coton gris
-Plein d'hideux volatiles-
Au-dessus de la ville,
Jamais longtemps ne croupit !