Pages blanches, taches d'encre et réflexions d'un idéaliste

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vendredi 20 juillet 2007

Les motivations du S'krib

Aujourd'hui, une question m'est revenue que je me suis déjà posé il y a quelques jours: un blogger a-t-il besoin de justification pour écrire ? En fait, ça m'a renvoyé vers un autre question, celle de mes motivations, de ce qui me pousse à écrire.
En récapitulant les étapes qui m'ont mené à ce blog, je vais essayer de répondre partiellement à ces questions: de la distanciation avec les mots au manque de ne plus faire que des sciences, puis, le retour aux lettres.

Certains me connaissent, d'autres ont pu le lire dans le skyblog, vestige de l'ère pré-blogspot, j'ai effectué un court passage très scientifique.
Durant mon bac S, mes difficultés émergentes en maths et en physique m'ont fait lacher petit à petit le monde fabuleux des mots. Au collège, je lisais beaucoup, au moins 3 à 4 romans par semaine. J'ai lu et relu les Lancedragons, série d'heroïc-fantasy à laquelle j'ai vraiment accroché. Là, c'était la première phase, celle juste avant de me jeter pleinement dans le monde des sciences.
Après le bac, pour d'obscures raisons qu'il est inutile de développer ici, je partis en classe prépa, MPSI: il fallait vraiment que je ne sois pas net... Maths, physique, sciences de l'ingénieur, informatique, et à côté, peu d'anglais, peu de communication. J'avais pas le temps de lire, et je ne le prenais pas, désespérant sur mes notes. Dans l'année, ce ne sont pas plus de 6 livres que j'ai du lire en entier.
De plus en plus incapable d'écrire proprement un texte, j'ai pu, durant mon court passage en IUT d'électronique, me rattrapper un peu grâce aux profs de com qui insistaient pour que l'on écrive. Il faut avouer que le niveau était assez faible, mes camarades étaient à peine meilleurs en rédaction que moi en électricité. C'est là que je me suis rendu compte que ce que je faisais ne me plaisait pas et que je commençais à avoir de sérieuses difficultés à écrire correctement.

En manque de lettres, de mots, il me fallait me réhabituer. Durant la période où j'ai arrêté les cours, j'ai lu, utilisant le rayon "histoire" de l'université de Toulon. Chaque jour, je me faisais une revue de presse sur un thème donné, comparant L'Humanité, Libé, Le Monde, La tribune, Le Figaro, ainsi que des magazines anglophones et en espagnol (mais là, je comprenais beaucoup moins). Je crois avoir pris là de très bonnes habitudes, pour l'histoire, découvrant par moi-même et à mon rythme ce qu'on a cherché à nous faire comprendre cette année en histoire.
Mon emploi du temps n'étant pas rempli, malgré le sport et ces quelques heures de lecture en fac, j'ai regardé pas mal de films. Parmi ceux-ci, quelques-un que j'avais déjà vu : L'étoffe des héros, October Sky. Ces deux là sur la conquête spatiale ont ranimé la flamme de l'ambition que vacillait en moi. Le cercle des poètes disparus et A la rencontre de Forrester m'ont insufflé cette dose de lettres que j'avais perdu. Cette fois, j'en étais sur, il me fallait écrire.

Je l'avais déjà fait sans grande conviction, j'ai commencé, ou recommencé à écrire, pour moi, simplement pour évacuer un peu la pression nerveuse de la vie. Véritablement brouillons, paroles et sentiments jetés pêles-mêles sur le papier. C'était plus un besoin qu'une vraie réalisation. Dans la version actuelle -en pause pour cause de bras plâtré-, les écrits sont plus propres et plus réfléchis, mais ça me calme toujours autant d'écrire.
Parallèlement à ma prise du conscience à l'IUT, j'ai commencé à rédiger plus sérieusement un skyblog. Peu pratique, il m'a permis de commencer à ... assumer mes textes, m'obligeant à structurer un peu, à travailler mon style. Comme dans mes écrits perso, certains articles sont restés très confus, le format skyblog n'aidant pas pour les "pavés" que je commençais à rendre ces derniers temps.
Copiant Thomas de l'association de parkour, j'ai ouvert un compte sur blogspot. Et me suis rendu compte que je pouvais bien plus facilement mettre en forme les textes. Cela a fini de me convaincre et j'ai pris l'habitude d'écrire ici. Je passe plus de temps à rédiger mes articles, même si je ne me relis pas forcément (ce qui explique un bon nombre de fautes d'orthographes) car je ne tiens pas non plus à aseptiser mes textes par une lecture, relecture et correction.

Alors, convaincus ? J'ai bel et bien besoin d'écrire, pour moi, mais aussi publiquement pour affronter le regard dur du lecteur extérieur à mon petit monde. Et si je suis trop fier pour vraiment prendre en compte des commentaires rudes de personnes qui ne me connaissent pas vraiment, au moins ça m'oblige à "affronter" tête haute le monde ... derrière mon écran.
Tout n'est pas si sérieux, dans l'écriture, je m'éclate, mettant un peu d'ordre dans mon imagination qui foisonne. J'ai en tête des histoires, des mondes plus ou moins fantastiques, que je verrais bien illustrés, aussi je compte bien me mettre à l'écriture rigoureuse de scénarii.

4 commentaires:

petite_prune a dit…

J'ai bien lu Toulon?? t'as aussi tu t'es perdu à Paris et tu trouves pas le chemin pour rentrer??

S'krib a dit…

Tu as bien lu Toulon, j'y ai passé deux ans pour les études (dans une branche vite abandonnée). Sinon je suis plutôt montagnard (hautes alpes). Si ça peut te rassurer, dès septembre, je retrouve le chemin des alpages !

Courage parisienne en herbe !

Benj a dit…

Ce qui est certain, c'est que ton épanouissement très récent dans les études, précédant je l'espère ton épanouissement dans la vie, est allé de paire avec un changement radical de ton style d'écriture. Je ne reconnais même pas l'Auré des dissertations de philo. Les phrases sont belles, s'enchaînent plus agréablement...* Fais gaffe, je vais devenir fan.

* Je dis pas que t'écrivais avec tes pieds avant, mais à l'époque je me sentais de taille pour lutter ^^.

Pia a dit…

Interesting to know.