Pages blanches, taches d'encre et réflexions d'un idéaliste

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dimanche 15 mars 2009

Hibernation ? Que neni !

Après quelques mois d'absence sur ce blog, me revoilà ! Absence oui, mais pas d'inactivité. En fait j'avais un peu trop de choses à gérer pour me poser devant le clavier et écrire un peu.

Quelles news en parkour ?

Je souhaite d'abord saluer l'initiative de David (membre des DPC et fondateur de parkourfrance.com qui nous gratifie d'une carte de France des traceurs, un outil utile pour trouver des gens avec qui bouger un peu partout en France. Le lien : http://art-du-deplacement.fr/

Autre news d'importance. Parkour.net a réouvert en lecture seule. C'est mieux que rien et cela va permettre de se replonger dans les longs débats et les discussions plus ou moins constructives qui avaient faits de ce forum la référence. Lien : Parkour.net

L'AGP avance toujours. On se développe, on a de plus en plus d'adhérents et on se sent à l'étroit dans notre petit gymnase. Suite à une récente AG, les entrainements ont été repensés, plus physiques, mais pourtant moins violents.

Pour ma part, reprise des entrainements en extérieur, notamment vers Europole à Grenoble. Le quartier des affaires permet de s'entrainer à de nombreux mouvements tout en étant plutot tranquille et en ne dérangeant pas grand monde. Tant mieux !
J'ai repris à zéro mon travail sur le saut de chat, qui commence à ressemble à quelquechose après répétitions de la course d'élan sur des murs de diverses hauteurs. Je me suis même hasardé, poussé par mon compère Thomas à de petits sauts de chats/précisions.
En précision justement ! Ca y est j'ai du 9pas. Pas encore à tout les coups, mais la puissance et la technique est là. L'amorti aussi. Mon hiver en télémark n'aura donc pas été inutile pour les jambes.
Il va maintenant falloir bosser les bras, mes montées sur sauts de bras sont beaucoup trop lentes (et moches)

Dans les projets d'ici la fin d'année : Parkourday à Strasbourg en mai, participation à une manifestation sur Marseille en juin, et à partir de juillet, une année Erasmus en Suède va me permettre d'explorer les contrées du nord. Je suis d'hors et déjà en contact avec des traceurs du coin (Lien : Le-parkour.se) pour bouger dans le pays.
Le parkour n'a pas de frontières !

Sur un sujet tout autre que le parkour, j'ai créé récemment un autre blog pour parler d'histoire, et de mes recherches, pas tant pour publier que pour me poser et réfléchir sur celles-ci. Plus d'infos en suivant ce lien : Res historiae

samedi 18 octobre 2008

Questions de temps

Un peu de culture ne fait jamais de mal. Voici la partie que j'ai traité d'un exposé sur la notion du temps à Rome et à Pompéi. C'est l'un des travaux qui, jusqu'a maintenant, m'a demandé le plus de travail de synthèse. D'abord, pour trouver comprendre les sources, ensuite pour essayer de réexpliquer le tout à peu près clairement. Rédigé mais prévu pour l'oral, certaines formulations sont probablement lourdes ou redondantes, mais si vous n'êtes pas contents, vous n'aviez qu'à être là vendredi matin en TD pour écouter ceci en "Direct Live"...



Questions de temps :
Du calendrier annuel à la journée pompéienne

En 79ap. J.C., l'éruption du Vésuve fige le temps à Pompéi, nous laissant un cadran solaire dans un bel état de conservation, devant le temple d'Apollon dans le noyau samnite de la ville. Cet objet conçu pour voir l'avancée des heures rappelle que les Pompéiens et leurs contemporains savaient mesurer le temps. Cependant, dans une société vivant au rythme de la lune, du soleil et des dieux, la manière de le visualiser a évolué avec la compréhension des mécanismes du monde tout en gardant une grande part de mythe.

Pompéi reste un cas particulier et dans notre recherche pour mieux comprendre la notion de temps nous avons du élargir nos recherches à l'Italie romaine : nous nous sommes intéressés à Rome, pour laquelle les sources écrites sont plus nombreuses et nous permettent d'approcher la notion de calendrier, à l'image des écrits de Vitruve et des Saturnales de Macrobe.

Nous allons chercher à comprendre la vision du temps des Pompéiens et de leurs contemporains avec les moyens dont ils disposaient pour le mesurer, mais aussi en nous intéressant à la part de mythe, à l'impact de la religion dans la vie et dans la division de la journée.

Pour ce faire, nous allons d'abord explorer l'idée de calendrier, la division de l'année, les mois dans une organisation très structurée de la vie religieuse et politique. Ensuite, nous nous intéresserons à la semaine et à la journée, à l'utilisation de cette dernière par l'individu ainsi qu'aux systèmes de mesure du temps. (partie développée par une camarade que je n'ai pas à disposition)


I. Un calendrier annuel, pour la vie civique et religieuse

A Rome, la religion et la politique sont intimement liées. Le culte des dieux les plus importants et un certain nombre de cérémonies publiques sont effectuées par des magistrats et montrent à quel point la religion marque le calendrier à Rome.

A. Calendrier lunaire, calendrier solaire, l'année.

Dans l'histoire de Rome, un certain nombre de calendrier ce seraient succédés, c'est à eux que nous allons nous attacher dans un premier temps afin de comprendre la division de l'année en mois.

A l'origine de Rome, c'est un calendrier lunaire, i.e. basé sur les cycles de lune, de 10 mois qui est utilisé. Son origine est attribué à Romulus, dans les textes, mais il semble plus probable que ce soit une réutilisation d'un calendrier étrusque. L'année ne faisait alors que 304 jours.

Après Romulus, la légende attribue à Numa Pompilius, roi de Rome, la mise en place d'un calendrier lunaire de 355 jours. L'année est divisée en 12 mois. Cependant, l'année lunaire présente un décalage avec l'année solaire. Il y avait donc l'obligation de rattraper le retard en « intercalant » (mensis intercalaris) un mois, c'est à dire en rajoutant un mois tous les deux ans. Plusieurs auteurs antiques attribuent cette évolution à Numa (Ovide, Solin, Tite-Live, Cicéron : Des lois). Il faut nuancer les écrits de ces auteurs, car il semble plus probable que ce calendrier lunaire de douze mois date de la période des décemvirs (decemviri legibus faciundis) qui de 451 à 450, donc au milieu du V ème s. remplacent les consuls et rédigent les lois des Douze Tables (texte juridique fondateur à Rome).

La grande modification du calendrier vient avec Jules César. En 45 av. J.C. , il prend conseil auprès d'un astronome d'Alexandrie, Sosigène (qui vit au Ier s. av JC). et crée le calendrier julien, calendrier solaire de 12 mois. Cette fois, l'année fait 365 jours avec des mois de 30 et 31 jours . Tous les 4 ans, un année bissextile fait 366 jours : c'est à dire qu'on ajoute un jour le sixième jour avant les calendes de Mars (i.e. Bis sextum, doublement du 6ème jour).

Pour dater les années, les romains utilisaient divers systèmes que nous allons voir maintenant.

Il y a la datation renvoyant à la fondation de la ville A. U. C. (Ab Urbe Condita) usuellement 753av JC. Un deuxième mode de comptage consiste à prendre comme point de référence l'expulsion des rois, en 509av JC indiquée par l'abréviation P. E. R. Post Exactos Reges.

Cependant le système qui semble prévaloir est le suivant : les consuls prennent leur charge en début d'année (le 1er janvier depuis 153av JC) c'est pourquoi on avait pour habitude de nommer l'année du nom des deux magistrat les plus importants de Rome La liste des années désignées par les noms des magistrats s'appelle fasti consulares. Dans les textes, nous trouvons les noms des consuls avec la mention consulibus. Un exemple pris dans les Res Gestae Divi Augusti, qu'Auguste devient Pontifex Maximus : P. Sulpicio C. Valgio consulibus, sous le consulat de P Sulpicio et C. Valgio. (en 12 av. J.C.)


B. L'origine du nom des mois

L'aspect technique de la division en mois étant maintenant un peu plus clair, afin de mieux comprendre l'influence du religieux et du politique, nous allons nous intéresser maintenant à une question étymologique, d'ou viennent les noms des mois ?

Nous avons vu précédemment qu'il existait un calendrier lunaire de 10 mois. C'est de celui-ci qui viennent la plupart des noms des mois. Mars, alors premier mois de l'année est dédié par Romulus au dieu de la guerre.

Pour avril, l'origine du nom est contestée (Vénus ou mois de la floraison ?). Dans la même idée, l'origine de mai et juin est contestée. Macrobe donne comme explication la plus probable que Mai vient de maiores et Juin de juniores, symbolisant là la division de l'état romain, entre les jeunes qui tiennent les armes et les anciens qui ont la sagesse et la réfléxion. Du cinquième au dixième mois, les noms sont alors encore transparents : quintilis (actuellement juillet), sextilis (actuellement aout), september, october, november, dicember. Ils indiquent simplement le numéro du mois.

Numa aurait lui ajouté deux mois : Januarius, Janvier, placé après le dixième mois et avant le premier. Dédié au dieu à double face, Janvier regarderait donc aussi bien vers l'arrière, l'année passée, que vers le futur, l'année à venir. L'autre moi Février, est lui consacré à Februus, une personnification des rites purificatoires qui ont lieu tout au long du mois (ex: amburbium purification de la ville).

Finalement deux mois vont changer de nom pour donner le calendrier que nous connaissons. Ce sont les 5ème et 6ème mois de l'année lunaire de Romulus.

En 44av JC, Marc Antoine, consul propose une loi pour que quintilis reçoive le nom du dictateur Jules César pour honorer le mois de sa naissance.

Sextilis change lui de nom en 8av JC grâce à un senatus-consulte dont voici les termes :

« Considérant que c'est au mois de sextilis que César, investi du pouvoir de commandement a exercé son premier consulat, qu'il est entré en triomphateur à Rome à trois reprises, que ses légions sont descendues du Janicule et ont suivi ses auspices et le respect du serment militaire , que c'est encore au cours de ce mois que l'Egypte a été soumise à la domination du peuple romain et dans ce mois est et a été très heureux pour l'Empire romain, le Sénat décide de lui donner le nom d'Augustus. »

Sextilis est donc devenu notre mois d'août.


C. Calendes, ides et nones

Une subdivision ancienne scinde le mois en trois périodes. C'est la partie la plus compliquée de mon propos puisque ce système nous est désormais complètement étranger. Nous allons essayer d'éclaircir le fonctionnement de la division du mois en calendes, nones et ides.

A Rome, jusqu'à la fin du IVème s. av JC, les calendriers n'étaient pas affichés mais annoncés chaque mois par des prêtres. Ce système d'annonce se base sur une division du mois qu'il faut comprendre pour espérer comprendre l'influence de la religion dans le calendrier romain, mais aussi pour comprendre les très nombreuses inscriptions -souvent datées- que les pompéiens nous ont laissés sur leurs murs.

Intéressons nous d'abord à la division du mois en trois périodes :

  • du lendemain des calendes aux nones.

  • du lendemain des nones aux ides.

  • du lendemain des ides aux calendes du mois suivant.

Avec les modifications du calendrier que nous avons vu dans une première partie, des jours ont été rajoutés aux mois, décalant nones et ides. Ainsi les nones se déroulent le 5 du mois mais le 7 pour Mars, Mai, Juillet, Octobre et les ides sont le 13 du mois, mais le 15 pour Mars, Mai, Juillet, Octobre. En revanche, la durée des ides (i.e. Du lendemain des nones aux ides) reste fixe : 8 jours.

L'étymologie nous aide à comprendre ceci : nones voudrait dire neuvième jour, ce qui indique bien la durée de l'intervalle des nones aux ides. Une deuxième hypothèse plus religieuse nous donnerait pour nones l'expression nouae initium observationis, « nouveau cycle d'observations religieuses ».

Pour ides, il y a plusieurs hypothèses incertaines, mais ce qui est sur c'est que dans le calendrier lunaire, les ides tombent au milieu du mois, quand la lune est pleine.

Maintenant, voyons deux exemples d'inscriptions pompéiennes illustrant toute l'importance de la datation pour des sujets plutôt léger, cela nous montre que ce système qui paraît compliqué était couramment utilisé :

HIC FVTUI

XIX K SIIP XIII K SIIP

Ici j'ai baisé, le 19 des calendes de septembre (15 aout) et le 13 des calendes de septembre (21 aout)

CIL 4, 4260.

Idibus Martia / in sumptum sumisi

Le jour des ides de mars, je me suis laissé aller à la dépense

CIL 4, 8013.


D. Jours fastes et jours néfastes

La religion est omniprésente sous la République et l'Empire et a une grande importance sur le calendrier, qu'elle détermine. Nous allons maintenant nous pencher sur la question des jours fastes et néfastes. Mais d'abord, voyons en quoi ils sont liés aux calendes et aux nones

Sous la République et jusqu'à la fin du quatrième s. avant notre ère, une annonce orale était faite sur le Capitole, le jour des calendes. Le Rex sacrorum annonçait alors les jours fastes et la jours néfastes. Après quoi, la population devait revenir aux nones afin de savoir quelles fêtes seraient célébrées dans le mois.

Revenons un instant sur le mois intercalaire pour voir qu'à toute les époques, religion et politique ont été très liés dans la société romaine. Ce sont les pontifes qui décidaient aussi du placement d'un mois intercalaire. Cette intercalation était notamment une manoeuvre politique permettant de réduire la durée de la charge d'un opposant qui avait été élu, dans une société de magistrats-pontifes. Ainsi, le pouvoir religieux faisait donc efficacement pression sur le pouvoir politique.

Par la suite, le Pontifex Maximus, chef de la religion romaine annonce le calendrier annuellement en indiquant les jours fastes et les jours néfastes.

Les jours fastes, il est possible de rendre la justice. Il y en a sous la République 235, dont 192 jours sont réservés pour les comices et les élections. On parle alors de jours comitiaux.

A l'inverse, il y a 109 jours néfastes où tout procès est interdit. A cette occasion se tiennent les fêtes publiques et les jeux. Pompéi après s'être soumise à Sylla, a intégré la religion romaine, comme l'a prouvé la présence de statuettes de la triade Capitoline (Jupiter, Junon, Minerve) dans le temple de Zeus Meilichios (en règ VIII, non loin forum triangulaire). La présence de lieux dédiés aux divertissements (Odéon, Amphithéatre) mais aussi les nombreux temples dédiés aux cultes publics (temple de la fortune Auguste, temple des Lares, temple d'Apollon en Reg VII par ex), montrent la vivacité d'une vie publique et religieuse à Pompéi qui répond à un calendrier. Ainsi, aux alentours du 5 juillet, se tenaient à les ludi Apollinares, dédiés à Apollon, durant lesquels les duumvirs de la cité faisaient preuve de leur générosité en financant les jeux : vie politique et vie religieuse sont bels et bien mêlés et obéissent à un calendrier précis.



dimanche 12 octobre 2008

Voilà la L3

Alors que se profile d'ici quelques mois, la fin de mon premier cycle d'études supérieures, je commence seulement à avoir un point de vue à peu près complet de mes études.
Cela me permet de répondre à la question suivante, qui m'est en général posée quand j'explique que je fais des études d'histoire. Dans le meilleur des cas j'ai droit à "Mais, on fait quoi en histoire ?", sinon j'ai déjà eu "Ah, ça existe la fac d'histoire ?!". Réflexion spontanée, mais qui agace...
Cette fois, me voilà inscrit pour de bon en L3, aux options que j'ai pu choisir. Cette fois, je sais de quoi est composé l'ensemble de ma licence.

Avant de vous balancer l'inesthétique liste des Unités d'Enseignement (UE) que j'ai suivi, un petit mot pour vous expliquer comment ça fonctionne. Soumis au système du LMD (laïcenceu, masseteure, doctorat), nous avons tout au long de ces trois ans, un certain nombre de crédits à valider, et ce au moyen d'UE qui selon leur quotité horaire valident plus ou moins de crédits. Il faut ensuite savoir jouer subtilement de son emploi du temps pour s'inscrire là où les options semblent intéressantes tout en ne se mélangeant pas entre les UE majeures thématiques, majeures techniques, mineures, optionnelles et transversales...

En première année, le choix d'options était mince, en fait, nous avons suivi une sorte de tronc commun, imposé afin de nous donner des bases sommaire de culture historique. C'était une sorte de (re)mise à niveau afin d'acquérir les méthodes de travail.
En deuxième année, sans rentrer dans les détails, le choix s'étoffe. A Grenoble, nous nous retrouvons mélangés entre L2 et L3 ce qui nous permet d'avoir accès à un nombre d'UE plus grand. Nous gardons une contrainte : l'obligation de suivre sur les deux semestres de L2 (S3 et S4) les quatre périodes historiques, à savoir ancienne, médiévale, moderne et contemporaine.
En troisième année finalement, nous devons choisir au minimum deux des périodes précédemment citées, ce qui permet de se faire plaisir en fonction de ses préférences historiques et personnelles, quand l'emploi du temps et les chevauchements de cours le permettent... Il se trouve que cette liste d'option est la mienne, et il y a très peu de chance qu'un autre étudiant de la promo se retrouve avec les mêmes options que moi puisque cela dépend surtout de choix qui restent personnels. Il faut noter aussi que les options évoluent d'année en année. Quand certaines apparaissent, d'autres disparaissent.

Voici donc les UE que j'ai suivi, que je suis et que je vais suivre, classées par période historique :

Histoire ancienne
- Approche archéologique des mondes méditerranéens, le Proche Orient ancien. (L1S2)
- De la cité à l'empire, histoire grecque et romaine (L1S2)
- La République romaine, 218 - 31av. JC (L2S4)
- Le Haut Empire romain (L3S5)
- Vivre à Pompéi (L3S5)
- Les sources d'histoire romaine (L326)
Histoire médiévale
- Les Francs : De la Gaule mérovingienne à l'Empire carolingien, VIème IXème s. (L2S3)
- L'Europe occidentale au Moyen Age (L1S2)
- La chrétienté médiévale (L3S6)
- Archéologie médiévale. (L2S4)
- Stage L2 : fouille archéologique d'une église, niveaux fouillés, XIIème - XVème s. (L2S4)
- Paléographie et diplomatique médiévale (L3S6)
- Minimémoire, dont le sujet portera probablement sur de la paléo médiévale (L3S6)
Histoire moderne
- La France moderne : XVIème - XVIIème s. (L1S1)
- Histoire du livre de la seconde moitié du XVème au XVIIIème s., technique, société, économie, pouvoirs et culture. (L3S6)
- La ville et ses échanges, XVIème - XVIIIème s. (L2S4)
- La Révolution française, évènements, violences et passions. (L2S3)
Histoire contemporaine
- Historiographie et méthodes de l'histoire moderne et contemporaine (L1S1)
- Les sociétés européennes au XIXème s. (L1S1)
- Modernisation politique, culturelle et sociale de l'Europe au XIXème s. (L2S3)
- Nations de l'Europe : RFA, Italie et Angleterre de 1945 à nos jours (L1S1)
Géographie
- Géographie environnementale : la planète et ses habitants (L1S2)
- Géographie : Ville et société urbaine (L2S3)
- Géographie culturelle (L3S5)

dimanche 22 juin 2008

Indiana Jones a ses fans !

Vendredi 30 mai 2008
Hier, l'Arsh (bâtiment Art et Sciences Humaines) était en ébullition. A 16h, élèves de deuxième et troisième année attendaient avec plus ou moins d'impatience leurs résultats. Dans le lot, moi-même.
Je connaissais la note de mon écrit d'histoire moderne depuis deux semaines, le suspense ne concernait plus tant mon admission en L3 que ma moyenne annuelle.
Finalement, j'ai eu ma note, mais avec la mention DEF, défaillant. La raison en est simple : je n'ai pas encore effectué le stage nécessaire pour valider ma deuxième année.
Or, je vais effectuer ce stage dans une petite église, à Moirans (38), en participant à la fouille archéologique qui s'y tient. A cette occasion, et pour partager mon saut dans le passé, je vais tenir un petit journal de fouille. Chaque jour, quelques lignes, sur le quotidien d'une fouille.
Cependant, n'ayant pas le net actuellement, le tout sera seulement posté à la fin du stage, en un seul message. Afin que ce ne soit pas trop lourd et long à lire, je vais me limiter en volume.

Lundi 2 juin 2008
Ereinté, au sens propre.
Je sors de ma première journée de fouille. Au programme, découverte de l'église et de l'équipe. Nous ne sommes en fait que 5 : l'archéologue en charge de la fouille, deux étudiants qui étaient avec moi en UE d'archéologie médiévale, et une autre étudiante.
Les fouilles, depuis 2001, occupent le choeur et une partie de la nef, et ont permis la découverte de nombreuses sépultures sous l'église. Actuellement, nous fouillons des vestiges du 12ème siècle. Etre courbé toute la journée à gratter minutieusement des couches de terre est extrêmement fatiguant, surtout qu'il faut faire attention à ne pas abimer le « matériau archéologique ». En revanche, les découvertes sont autant de gratifiants succès : des ossements de petits animaux, un tesson de verre, un élément de colonne qui sort de terre, et surtout la sensation de participer à une oeuvre scientifique.
Une bonne journée mais les trois semaines qui viennent vont être dures !

Mardi 3 juin 2008
Deuxième jour, et nous continuons à « déposer » la couche de la journée précédente. Travail qui demande à la fois précision et patience. Une fois la couche déblayée (ici la 7024 : couche 24 du secteur 7). Il faut modéliser l'U.S. (unité stratigraphique) sur papier millimétré. L'archéologue s'en charge, mais nous l'assistons dans la prise des mesures. Il y a au sol un carroyage (quadrillage). Avec un mètre et un fil à plomb, nous mesurons les distances entre des points de référence et le quadrillage pour ensuite les reporter. A l'aide d'une lunette de chantier, nous relevons aussi l'altitude de ces points. L'ensemble de ces données permet d'établir un profil du niveau déblayé. M éthode artisanale mais dont l'avantage est certain : ça ne coute quasiment rien en matériel !

Mercredi 4 juin 2008
Il s'avère que la couche de la veille est en fait un sol de terre argileuse qui a été creusé, probablement pour y inhumer des corps. D'ailleurs, des traces de cercueils (clous en position) et des squelettes y ont été trouvés à l'occaion des précédentes fouilles. Le sol que nous déblayons garde l'empreinte des ces fosses. Je trouve un tesson de céramique vraisemblablement du XIIème ou du XIIIème s.
En fin d'après midi, j'attaque le démontage d'un sol en mortier. Rapidement, je suis entouré d'un nuage de poussière volatile. Obligé de travailler avec un masque, je fais apparaître un mur maçonné. Devant, une couche très friable que nous commençons à creuser avec mon camarade de la fac. Les choses se compliquent, quelque centimètres plus bas, une nouvelle unité. Il faut s'arrêter, nettoyer, mesurer. Mon atmosphère saturée de chaux en poussière, je suffoque une bonne partie de la journée.

Jeudi 5 juin 2008
La journée commence par les relevés que nous n'avons pas pu effectuer la veille, nous continuons à déblayer. Une couche argileuse assez dense, recouvre un agrégat de mortier, de sable et de terre sèche et friable. Il faut être très minutieux pour ne pas tout faire tomber et perdre ainsi des données potentiellement précieuses. Derrière nous, des visiteurs lancent des regards à la fois curieux et intrigués, excités même quand j'ai sorti un petit morceau de verre de la terre. Verre qui dans l'absolu n'a aucun intérêt.
Après les relevés, nous déblayons la couche friable. Elle laisse apparaitre une empreinte de poutre, et des traces évidentes de destruction d'une partie du mur. Ce dernier repose sur une fondation bien plus large, très évidentre une fois l'ensemble nettoyé (des seaux de poussière !). Nous ne comprenons pas vraiment les raisons de ces traces évidentes de maçonnerie.
Non loin, les deux autres étudiantes ont mis à jour un four. Ce qui lundi apparaissait comme un simple foyer, a en réalité une forme ellipsoidale d'au moins 150cm sur 100cm. Peut-être de quoi fondre des cloches, à suivre...

Vendredi 6 juin 2008
D'un côté, la prise de mesures ; de l'autre la fouille, et ses aléas. La matinée fut longue. Le prise des mesures est laborieuse mais nécessaire, et le relevé pierre à pierre du mur dégagé la veille a pris une bonne partie de notre matinée.
La fouille a repris dans un angle, et ce qui aurait du être une simple une simple unité stratigraphique composé de mortier et de pierres s'est avéré être le remblai d'un trou insoupçonné ! Dans l'après-midi, nous avons commencé à dégager une couche d'argile assez dense dont la datation est difficile. La découverte de fragments de céramique permet d'estimer un peu mieux l'age de la couche et d'obtenir une chronologie relative... Qu'est ce qui distingue un morceau de terre cuite d'un autre morceau de terre cuite ? Pas grand chose. En revanche, un des morceaux de céramique dispose d'une glaçure au plomb, ça c'est déjà plus rare et c'est la petite découverte de la journée qui fait plaisir. Accessoirement, selon l'archéologue, ça confirme que la couche de terre serait antérieure au XIIIème. Cette unité est profonde. Pourquoi lors d'une rénovation au XIIIème les constructeurs auraient-ils creusé si loin ? La question reste posée et la couche d'argile importante, nous avons du travail pour la semaine prochaine...

Lundi 9 juin 2008
La stratigraphie est un magnifique principe : les couches de terrain les plus profondes sont les plus anciennes. En lisant la succession de ces couches de terrain, il est possible de retracer l'histoire et la chronologie d'un site.
Dans les faits, c'est une grande prise de tête, les couches se mêlent et s'emmêlent. Après avoir passé une bonne partie de la journée à déposer une couche argileuse avec mon camarade de fouille. Nous nous sommes rendus compte que notre couche extrêmement mal définie, était en fait cachée sous une autre que nous n'avions pas encore fouillée. Laissant en plan l'argile qui nous agaçait depuis un bon moment (compact, très long à la truelle), nous avons attaqué une couche de terre mêlée de cailloux : du remblai. Dans celle-ci, sans vraiment savoir à quelle période elle se rattachait, nous avons trouvé un fond de poterie gallo-romaine et un fragment, un rebord de céramique grise vraisemblablement du Xième. Journée laborieuse, mais qui a donc fini sur des petites découvertes gratifiantes !

Mardi 10 juin 2008
Une autre étudiante d'histoire est venue renforcer les rangs ! Les anthropologues ont laissé en souvenir de leur dernière visite des empreintes de cercueil. Nous y relevons des clous, mais, mal creusées, ces fosses laissent apparaître de fines banquettes de sédiments qu'il nous faut creuser. Si la fouille est rapide, les relevés sont longs : photos, dessin en plan et mesures en altitude. La précision scientifique ralentit notre progression et il faut se ronger les ongles. L'excitation est forte quand on sait que nous approchons des niveaux antérieurs au 12ème. La reprise des fouilles dans une banquette de terre argileuse permet la mise à jour d'un tesson de sigillée (Ier et IIème s. après J.C.), et une pépite d'un métal qui semble être de l'or !

Mercredi 11 juin 2008
Nous avons entamé la fouille au pied d'un mur, sur le côté nord du choeur. Sous une fondation et un mur du XIIème (deuxième moitié du siècle), nous avons découvert les vestiges d'une maçonnerie du XIIème (première moitié du s.), daté d'avant l'agrandissement de l'église. La courbure du mur laisse penser à une abside de taille assez faible.
Devant ce mur, ce qui semblait être une simple dalle de pierre est en fait d'une taille impressionnante. Près de 2m de long sur 1m de large ! Ce bloc jure avec le reste de l'édifice et surtout avec les constructions de la période. Que fait-il là ?
Vivement demain afin de continuer à le dégager : nous ne savons pas quelle est sa hauteur !

Jeudi 12 juin 2008
Toute l'équipe s'est réunie aujourd'hui, pour finir de dégager la dalle. Elle fait plus de 20 cm d'épaisseur. La taille de ce bloc laisse penser à une réutilisation d'époque gallo-romaine. D'autant qu'il n'y a pas dans les alentours de Moirans de carrière dont il aurait pu provenir. En ligne, dégageant la terre seau après seau à une vitesse jamais atteinte depuis le début du stage. Nous progressons vite. Au pied de la dalle une maçonnerie apparaît. Puis, d'un seul bloc, cette maçonnerie s'avère être un sarcophage, hélas ouvert. Nous l'avons vidé du remblai qui le remplissait, pas de relique, mais un morceau de fil d'or, dernier reste d'un vêtement brodé, la base d'une statuette qui laisse apparaître deux pieds. En fait, nous avons suivi le même chemin que les videurs/pilleurs du 13ème ou du 14ème s. Nous n'avons que 700 ans de retard, quel dommage...

Vendredi 13 juin 2008
Courte phrase pour longue journée : les grands travaux d'hier ont tant transformé le terrain que la journée entière a été consacrée aux relevés et aux mesures...
Si abside du début du XII ème il y a, alors elle est décentrée par rapport au reste de l'église.

Lundi 16 juin 2008
Nous continuons dans le choeur. Arrêté par une couche de mortier. Celle-ci n'est étonnement présente que sur une moitié de mur. Le mortier s'appuie sur un trou de poteau. Afin de comprendre la fonction de cette base maçonnée. Nous l'attaquons à la masse et au burin. Je suis bien content d'être un gaucher polyvalent, ce qui me permet d'alterner main gauche main droite et donc de buriner en me fatiguant moins. Après avoir dégagé laborieusement un gros morceau, nous nous rendons compte que le mortier est en fait une fondation, coulée en tranchée, et qu'en dessous d'une fine couche de chaux sur le dessus, il y a de nombreuses pierres en dessous. Ce soir, les muscles des bras tirent un peu plus que d'habitude .

Mardi 17 juin 2008
Après réflexion et analyse du sarcophage : Celui-ci doit être un élément de remploi. La présence au fond d'une maçonnerie qui rétrécit la sépulture laisse penser à un reliquaire avec une fondation d'autel (Pour être consacré, il est d'usage qu'il y ait des reliques sous l'autel). Au 14ème s. , comme dans de nombreuses églises, les reliques ont été déplacées, ce qui expliquerait notre creusement.
Nous attaquons la fouille d'une banquette d'argile dense. La progression est lente, en revanche on y trouve un beau tesson de sigillée et un morceau de fil d'or, le troisième : bientôt, nous pourrons tisser une écharpe pour l'hiver prochain !

Mercredi 18 juin 2008
Nous avons passé la journée à fouiller la banquette argileuse entamée la veille. Désespérés de ne pas y trouver grand chose, nous sommes tombes sur une épitaphe mérovingienne... Un morceau en tout cas : Sur deux lignes, les lettres IUX et RIA. Il est dommage de ne pas en savoir plus mais cela reste un élément précieux pour la datation de la couche que nous fouillons, et, c'est déjà la septième épitaphe ou fragment d'épitaphe trouvée dans l'église depuis le début des fouilles. Notre banquette semble ne pas avoir été entamée depuis le XII ème, chose rare au sein de ce choeur retourné à de multiples reprises par des creusements indélicats qui ont marqué les sols.

Jeudi 19 juin 2008
Changement. Nos deux équipes échangent leurs secteurs de fouille. D'un côté une couche argileuse usante, de l'autres des couches aléatoires dans une partie de l'église sombre et renfermée. Cela fait du bien à tout le monde de varier, même si la fin de la journée a été longue. Mains endolories par les coups de truelle dans la pierre et j'ai un doigt qui s'entête à s'enfoncer profondément dans la moindre arête de pierre. L'avant dernier jour de fouille se termine avec des découvertes assez peu nombreuses mais qui permettent d'estimer que la couche fouillée est antérieure au 12ème.


Vendredi 20 juin 2008
Dernier jour, et reprise du travail de la veille Ce n'est pas franchement passinnant : argile compacte, peu de céramique. En revanche, pour compenser, nous trouvons des machoires porcines... Je ne sais pas trop ce qu'il se passait dans cette église, mais on y faisait à coup sûr bonne chair.
Le foyer dont j'ai parlé précédemment (dans le secteur 4) s'avère être... En fait, nous ne savons pas ce que c'est. Plus d'1m de profondeur, plus de 2m de diamètre, et des bords pas franchement définis. Accessoirement, ces bords ne sont pas du tout brûlés ce qui élimine l'hypothèse du four.Au fond, il y avait un bloc de tuf, dont la présence est une autre interrogation. Dans le choeur, un chaos de pierre et de maçonnerie apparaît. Cette dernière journée se termine en plein suspense. Quoi ? Le stage est déjà finit ? Dommage...

Merci à l'archéologue qui nous a encadré, un personnage, un vrai, mélange de Pr Tournesol et d'Henry Jones (le père d'Indy). Un passionné qui exerce une profession souvent dépréciée.

samedi 12 avril 2008

La fin du félidé

Notre correspondant spécial du forum La Brouette, où se retrouvent un certain nombre d'amateurs de BDs et de blogs Bds, nous informe en dernière minute qu'un cadavre exquis vient de se terminer.
Qu'est-ce qu'un cadavre exquis ? C'est une histoire où il n'y a pas forcément de cohérence entre les auteurs et/ou dessinateurs, ce qui donne un travail collectif, à la fois pluriel mais très singulier.

Ce coup-ci, il s'agissait de raconter en une dizaine de pages l'histoire de Max, un chat fan de John Wayne. J'ai scénarisé la dernière planche qui a été dessinée avec brio par Jabb.

ET VOUS POUVEZ RETROUVER LE TOUT EN CLIQUANT ICI !

samedi 5 avril 2008

C'est le printemps !

Depuis le 20 mars, paraît-il, le printemps est là. Depuis la semaine dernière, nous sommes passés à l'heure d'été. Autant d'éléments contradictoires qui n'aident pas à savoir à quelle saison nous sommes.
Une solution, le calendrier sportif, en fonction des activités pratiquées, il est possible de savoir la saison du moment.

Sur les sommets, de la neige, encore, mais qui fond rapidement. Tant et si bien que le skieur qui souhaite profiter ne fait qu'une courte heure de glisse entre 9 et 10 heures. Pendant ce temps, dans le fond de vallée, le soleil tape fort mais adoucit par un léger vent frais, il ne permet pas de rester longtemps les bras nus, surtout pas à l'ombre. Sur les falaises apparaissent les premiers grimpeurs. Ils lachent les pistes cabossées pour des rochers parfois bien trop lisse. Ils glissent mais sans grâce, ils s'élancent et volent, mais restent liés au rocher par une corde salvatrice.
Un petit tour sur Grenoble,
entre deux averses, le sol commence à sécher, et ce fond de vallée, au sol détrempé dans l'hiver, cette plaine alluviale se recouvre d'un vert éclatant. Les arbres retrouvent leur couvert de feuilles. Dans les arbres d'ailleurs, et entre les immeubles, par moment tracent des humains étranges, qui évitent tout contact avec le sol. Les traceurs sont là.

C'est bien le printemps, après le froid et avant les chaleurs estivales, profitons pour pratiquer en habits légers des sports d'extérieur.

lundi 24 mars 2008

Talon-tueux riders

Face aux montagnes transformées, aux remontées mécaniques imposantes, qui sont autant de coups infligés à la nature, comment lutter ? Par un retour aux sources peut-être.

Avant le ski de piste tel que nous le connaissons, il y avait le ski, véhicule sommaire pour évoluer sur la neige. Longues planches de bois que l'homme fixait à ses pieds pour mieux glisser sur un sol qui se dérobe aux pieds non équipés.
Peu après le milieu du XIXème s. , un norvégien de la région de Télémark imposa son style : poids sur la jambe en aval et jambe intérieure fléchie; la position télémark était née.
Passé de mode, le télémark revient depuis quelques années, et il est de plus en plus courant de croiser ces étranges spécimens, à mi chemin entre le skieur de fond et le skieur de piste. Dans la famille, je suis le dernier de la fratrie à ne pas m'y être mis. C'est désormais chose faite.

Dans l'idée d'équiper des télémark pour aller faire de la randonnée à ski -manque de neige et suroccupation des pistes en périodes de vacances vous donnent envie de vous frotter à la nature plus calme- , j'ai donc essayé cette discipline.

Samedi, première journée, et un constat : ça fait mal aux cuisses. Le télémark est physique, même si, en gagnant en technique on doit pouvoir économiser pas mal d'énergie. Tentative laborieuse en poudreuse après 5 min, il reste des progrès à faire sur les pistes dammées avant d'aller voir en hors piste. Je finis cassé, courbaturé, mais avec cette sensation d'excitation mélée de curiosité qui pousse à voir plus en avant. Il y a quelque chose de probablement très particulier et plaisant dans cette glisse, mais il faut s'acharner un peu pour s'en rendre compte.

Dimanche donc, après avoir récupéré difficilement de la veille, c'est parti pour une nouvelle matinée de génuflexions. Au bout d'une heure ou deux, la raideur sur la jambe gauche qui m'empêchait de tourner à droite s'atténue, si je ne suis pas aussi fluide des deux jambes, me voilà désormais capable d'enchaîner les virages un peu plus en rythme. Let's ride - Enjoy.
Trois heures plus tard, et quelques buches de plus à mon palmarès -dont une collision avec un skieur qui maitrisait moins sa vitesse que moi, et surtout ne regardait pas autour de lui-, c'est le grand trip, le bonheur simple de la glisse. Avec un ami lui aussi débutant (mais qui a déja quelques sessions à son actif) nous enchaînons les pistes et nous nous faisons plaisir, d'autant plus qu'aujourd'hui, il n'y a pas trop de monde. Les trajectoires sont plus précises, les déséquilibres moins nombreux. Genoux près du sol, au gré des courbes de la piste, nous glissons, carvons un peu parfois, mais surtout nous profitons.

Il ne m'aura fallu que quelques heures pour vraiment ressentir une sensation de glisse en télémark, avec l'aide non négligeable d'un niveau appréciable en ski de piste et à une condition physique potable qui a permis d'enchainer les pistes et les flexions.
Avec de l'entrainement, quelques journées de plus, il sera bientôt possible de partir en randonnée avec des télémarks, et d'abandonner le bruit et la dangerosité des grands domaines skiables pour se ressourcer hors des sentiers battus.

samedi 23 février 2008

Logique d'enfant et choix d'adulte


De toute manière, les adultes, ils sont pas comme nous...
Idée qui m'est (re)venue alors que l'arrivée d'un mail m'indiquait ma nomination en tant "qu'officier bonhomme" dans un groupe facebook dédié à ces drôles de personnages

jeudi 21 février 2008

Pendant ce temps là...




Sur une idée de Loba qui hier m'a comparé à un Shadock !
Depuis quelques jours, et pour encore quelques jours, je suis en vacances. hélas, limité par une entorse, il est hors de question pour moi de rentrer le pied dans une chaussure de ski.
Si j'avais été une personne sérieuse, je me serais plongé intensivement dans des lignes infectes d'html et de css pour résoudre mes problèmes (voir article précédent). Mais je ne suis pas si sérieux que ça, et passé 20 min, la programmation/codage/truc de g33k, ça me gave !

Puisqu'il faut bien s'entretenir, je me suis remis assez sérieusement aux pompes et aux tractions. J'aime bien les comptes ronds, donc j'essaie de jouer ça par centaine. Hier ça a donné 400 pompes, aujourd'hui, seulement 100, mais du ski de fond en parallèle, et tractions.
Ca décrasse sérieusement, et ça me permet de retrouver un peu de motivation pour le parkour : j'ai besoin de puissance, pour les sauts de bras, pour les passes murailles, pour les planches. En résumé, je veux envoyer du lourd dès que j'aurais retrouvé un semblant de cheville (les kinés sont optimistes et moi aussi, faites des étirements, la souplesse limite les blessures).
Pour le ski de fond, c'est franchement sympa. La chaussure malgré sa souplesse tient bien le pied ce qui m'a permis d'en faire avec ma cheville affaible (et en restant conscient de la fragilité de ce petit membre). J'ai beau vivre dans une région à ski de fond, je n'avais eu ces fines planches aux pieds que deux fois dans ma vie. La maturité aidant, je crois que j'y ai pris goût.
Quand il y a un peu trop de neige pour courir, ça compense, et la sensation de glisse est agréable. A retenter !

lundi 18 février 2008

Attention, travaux


S'il y a bien un problème récurrent avec les travaux, c'est le respect du planning.

Alors que l'optimisation du blog n'aurait pas du prendre plus d'une après-midi. J'en suis à avoir perdu mon modèle, ce qui fait que je repars à zéro....
Heureusement, avec 7 jours de vacances devant moi, je vais pouvoir m'y remettre.

Donc au programme : couleurs, image de fond, largeur des différents menus, et si j'y arrive amélioration graphique (icônes)

vendredi 8 février 2008

Un petit pas pour l'homme, un grand bond dans le passé

Il y a des jours comme ça où tout va mal : rhume monstrueux, pied dans l'atelle, froid, manque de sommeil et ... froid.

Le réveil a été dur ce matin. Le rythme de la fac ne m'a pas habitué à me lever aussi tôt, et c'est particulièrement vrai ce semestre. Les yeux pas tout à fait droits dans leurs orbites, j'arrive néanmoins à prendre une douche, m'habiller, et marcher jusqu'au tram, le tout avant 7h30 ! Alors que je me rends dans le centre, j'observe la ville qui se réveille dans une faible lueur. Les rayons du soleil ne passent pas encore la barrière naturelle que créent les cimes montagneuses, et une couche de rosée, figée par le gel, maintient encore le paysage dans un semblant de sommeil. Malgré l'obscurité, la cité est en fait réveillée depuis un moment déjà, mais moi, j'hiberne. Il me faut attendre le choc du temps et la puissance d'un retour en arrière, pour prendre pleinement conscience du lieu dans lequel je me trouve, au pied de la bastille.

Avec les traceurs, je suis déjà passé à de nombreuses reprises devant cette église du Saint Laurent. De taille modeste, elle reste discrète, camouflée par un enduit gris qui lui donne un visage austère. Il y a là un musée fermé au public pour cause d'aménagements de sécurité. Chanceux étudiants, nous y avons un cours d'archéologie médiévale avec Renée Colardelle. Elle a fait sa thèse sur le site et le connait donc particulièrement bien.
Derrière elle, nous pénétrons dans cette église, dans un monde humide et froid de vieilles pierres. Nous retournons surtout plus de quinze siècles en arrière.
A la fin du IVème, ou au début du Vème s. un baptistère est construit au nord, sur la rive droite de l'Isère. Le long des routes s'étendent des nécropoles, et pour une raison inconnue, le site du Saint Laurent se développe. Quelles reliques y a-t-il ? Nous ne savons pas, cependant l'archéologie a permis de constater que le lieu était particulièrement fréquenté, à tel point qu'un véritable circuit, avec un sens de circulation semble avoir été mis en place très tôt à une période durant laquelle le christianisme se développe. Au VIème s. quatre branches sont construites, formant une église à la forme très particulière, véritable complexe funéraire, qui permettait aux Grenoblois de se recueillir sur les tombes des premiers chrétiens, béatifiés par le culte populaire.
L'église va évoluer, et continuer à être utilisée jusqu'au XX ème s.. Le musée qui voit désormais le jour sur ce site a pour but sa mise en valeur. Un ensemble de passerelles métalliques permet (et permettra si l'organisation actuelle est conservée) de circuler dans l'église selon un circuit qui, dans un sens, fait écho aux pélérinages des fidèles des premiers siècles de notre ère.
La toute première est en surplomb, à quelques mètres au dessus des plus profonds niveau et permet de bien se rendre compte de l'enchevêtrement des constructions successives et des tombes de pierre. Une impression étrange m'a envahie en voyant l'irrégularité des murs. D'un regard, j'ai compris qu'il y avait là des traces de bâtis d'époques différentes, mais l'ensemble paraissait inextricable. Pourtant les archéologues ont tout clarifié : les différentes constructions, les techniques utilisées, la position des tombes, et la manière de célébrer les morts dans la nécropole. Les vieilles pierres ont une âme et une histoire. Avec acharnement et rigueur, les scientifiques peuvent la faire ressortir.

Dans ce genre de sciences, il y a beaucoup d'hypothèses mais la minutie du travail permet quand même quelques certitudes. Si toute la lumière ne peut pas être faite sur l'histoire de ce lieu hérité du passé, nous avons malgré tout le « devoir de transmettre en l'état » ces vestiges. Réflexion importante. Je me suis retrouvé dans ces propos de Renée Colardelle. Il ne faut pas chercher à reconstruire systématiquement, et il y a probablement plus à faire passer en dégageant les ruines proprement qu'en effectuant un travail de restauration, aveugle, et systématique.

Les pierres doivent parler, mais il ne faut pas chercher à trop leur en faire dire.

vendredi 1 février 2008

Pas de bol, patte folle...


Etonnement, quand je me fais mal, le moral est bon, allez comprendre...

samedi 26 janvier 2008

Les années lycée

Morale du jour: Si les gens viennent pas en histoire, ça fera plus de places aux concours!

Ce samedi, au lycée, des parents d'élèves avaient organisé un forum professionnels- étudiants-lycéens de manière à discuter orientation avec de probables futurs bacheliers.

Un joyeux groupe d'anciens terminales dont je fais parti s'y est donc rendu pour donner, non pas le point de vue du "professionnel", mais, celui de l'étudiant, à mi-chemin entre le petit monde du lycée et le grand monde du travail.

Après un café rapide, nous nous répartissons en fonction des salles qui nous ont été assignées, je me trouve avec les métiers de l'enseignement et de la fonction publique.
Là, débute l'attente. Quelques lycéens, un nombre infime de collégiens passent, et repassent devant la porte. Certains s'arrêtent et regardent les intitulés des intervenants de la salle, mais peu rentrent.
Pour mes collègues de fac de science, le topo est à peu près le même : peu de monde, et l'intéret se porte surtout vers les écoles telles que l'Insa, l'ENS et sciences po pour les sciences humaines.
Au final, je ne vois quasiment pas de lycéen. L'histoire ne motive donc pas les indécis, peut-être est-ce trop flou et peut-être est-elle victime des nombreux préjugés que notre monde technique et commercial porte aux lettres et aux sciences humaines et sociales.
Tant pis pour les lycéens, tant mieux pour moi. Faute d'avoir fait de l'aide à l'orientation, je me suis préoccupé de la mienne. J'ai discuté recherche avec une prof d'Aix et enseignement secondaire avec une prof du lycée. J'ai aussi revu quelques anciens profs et d'anciens camarades de terminale, le tout avec nostalgie et plaisir.

La journée s'est finie au soleil, sur les pistes de ski, avec cet agréable sentiment d'une journée bien remplie et qui fut profitable.

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Au passage, la suite des tribulations du combat de dessin de la brouette : Ma sauterelle a été écrasée par une chaussure de grande marque, elle même victime d'un gang de poupées armées de ciseaux. Hélas les poupées trouvèrent en Sophie, une petite peste suffisamment forte pour les anéantir, mais c'était sans compter sur la réaction de son paternel (CLIQUER)

vendredi 25 janvier 2008

L2S4 (Licence 2 semestre 4), semaine 1.


Même si ça parait tout simple à faire, j'ai galéré un bon moment.
Le boulet que je suis avait par exemple oublié de bien insister lors de l'encrage, si bien qu'une fois scanné, la moitié des traits de la page était tout simplement invisible. Je fus donc obligé de retravailler à la souris sous photoshop, et avec amour je vous prie, les pixels récalcitrants, de façon à pouvoir coloriser un peu.
Ca m'a tellement gavé que j'avoue avoir balancé les couleurs au pif (ou presque).

samedi 13 octobre 2007

Pas de quartier !

-Nouvelle totalement fictive inspirée du scénarion d'un spectacle d'escrime artistique joué par l'AS Fontaine escrime le dimanche 7 octobre-

A la dérive, perdus au beau milieu des caraïbes, les flots nous ont jeté avec rudesse sur un îlot, isolé et abandonné. C'est là le sort d'un mousse loyal à son capitaine, et le sort de l'équipage du capitaine Teach.

Teach menait fièrement son navire et son équipage. Je l'avais rejoins il y a deux quinzaines, après que dans une taverne, il ait lancé un appel aux matelots désireux d'aventure. J'avais faim, pas de travail, pas marin pour deux sous, ça ne m'a pas dérangé. J'ai signé, d'une croix

La vie à bord me convenait plutôt bien, vif, j'apprenais vite. Agile, on m'envoyait souvent dans les mats effectuer le travail que les vieux loups n'osaient pas effectuer. Chris « barbe d'ébène » était même en train d'apprendre à me battre. Selon lui, si je ne voulais pas finir pendu au mat d'un navire de la marine royale, il fallait que je sache me battre, de telle manière que mes adversaires ne me prennent pas vivant...

L'air vivifiant du matin, le confort tout relatif du pont. Cette vie me convenait mieux que celle que je menais à terre, vivant de travail journalier et irrégulier, et de rapine ce qui m'avait déjà valu quelques ennuis. Je n'avais pas pris le large pour rien. Il n'y avait qu'un obstacle à cette nouvelle vie : Pétochard.

D'après ce qu'il se disait, il était l'un des plus anciens marin du bord, mais aussi l'un de ceux qui inspiraient le moins confiance. Sa confiance d'ailleurs, il ne semblait l'accorder à personne, et son amitié, il la réservait à une petite partie seulement de l'équipage : Eva au regard noir, le fort Théodoric... Ceux là je ne les appréciais pas, et pour cause, il ne daignaient pas m'adresser la parole sinon pour me donner telle ou telle autre corvée.

Un beau jour, au petit matin, j'entendis des cris. Hagard, je sortais à peine d'une nuit bercé par le roulis du navire, pourtant je sentis rapidement le contact froid du métal sur ma peau.
En ouvrant les yeux, doucement, l'inquiétante sensation se précisa. Une lame était pointée sur ma gorge. Un léger coup d'oeil autour de moi m'indiqua que je n'étais pas le seul à me réveiller de cette manière. Une bonne moitié des hommes menaçait l'autre.

A la tête de la mutinerie, Pétochard. Il révélait enfin sa nature ambitieuse, lame tremblante d'excitation, sa pointe sur la poitrine de Teach.

La suite est confuse. Une bousculade, des hommes à terre, des coups de feu. On me tend des armes, et un petit groupe me jette dans une chaloupe. Avant de quitter le navire, Teach a mis le feu à son navire. Ainsi les mutins n'en profiteraient pas...

Nous avons débarqués plusieurs heures après, sur un îlot. Suite au combat à bord, l'équipage s'était nettement réduit, nous étions moins d'une dizaine. Nous entreprîmes l'exploration du rocher. Quelle ne fut pas notre surprise de tomber sur la jeune Célia, petite soeur de ce traître de Pétochard. Il ne fallut pas longtemps à Teach pour lui faire avouer la raison de sa présence.

Incapable de maitriser l'incendie, Pétochard avait dérouté le navire en direction de l'île, sur laquelle il sétait échoué et sur laquelle il avait fini de se consumer. Avec ses hommes, il se trouve de l'autre côté des collines, sur une plage au nord, et avec lui, le trésor...

La suite quand j'aurai la motivation !

jeudi 6 septembre 2007

Rentrée radieuse...

La recette du cocktail pour rendre l'auteur heureux : un campus avec plein de monde, des cours variés et intéressants, des activités annexes. Mélangez le tout, laissez lui quelques heures pour dormir et rentrer chez lui le week end et tout ira pour le mieux !

Effectivement, ça va super bien.
Mercredi, avait lieu à Grenoble la réunion de rentrée pour les L2 d'histoire. Arrivé un peu en avance, je revois les survivants de L1 que je connais. On discute, on se raconte ce que l'on a fait pendant nos vacances, et l'on se dirige, d'un pas trainant tout imbibé encore de l'ambiance vacances vers l'amphi.
Je vous passe les formalités administratives, mais en gros, on nous apprend (pour la plupart d'entre nous, qui avions lu le formulaire, ce n'est qu'une confirmation) que l'on va devoir choisir des options à la carte, en respectant les 4 grandes périodes de l'histoire, et après libre choix dans les mineures et options. C'est une excellente surprise qui permet de se faire plaisir : J'ai orienté ça vers l'histoire antique et l'histoire médiévale, qui m'intéressent le plus (la moderne c'est pour le fun et la contempo pour la culture, mais ça m'ennuie un peu plus de bosser là dessus) .
Rentrée sous le soleil, pour composer l'emploi du temps, je vérifie, je comptabilise : 12h ... par semaine ! Encore moins que l'an dernier, et même si l'intitulé laisse penser que la masse de travail perso va être conséquente, je ne peux m'empêcher de laisser échapper un discret "vive la fac"!
Une fois les inscriptions sur le net effectuées, et m'être rendu compte que archéologie médiévale n'était pas dans la liste (fallait bien que sur toutes mes UE il y en ait une qui foire...), je récupère l'adresse du gymnase pour aller faire un tour au club d'escrime artistique le soir même.

Je ne me suis presque pas paumé, j'ai juste fait deux fois le tour du quartier en courant avant d'accoster un monsieur qui se trouvait être Patrick, dirigeant du club : parfait, j'y suis !
M'étant inscrit sur le forum dans l'été, certains me connaissent déjà par mon pseudo. J'essaie à mon tour de mettre un nom sur les visages que j'ai vu dans les vidéos, et l'on commence à travailler. Rapière et Main Gauche en mains, c'est une sensation très excitante que celle d'avoir une lame et de travailler les mouvements dont j'ai maintes fois déjà lus les noms : tierce, seconde, etc...
Je suis arrivé un peu effrayé, par peur de trouver un côté trop artistique et trop peu de base historique, mais en fait, la base historique et la base de l'escrime artistique qui se développe autour : je vais donc y trouver mon compte.
J'adhère donc, et j'ai trouvé une nouvelle activité pour les années à venir. Il me manque maintenant ma propre lame (j'aime posséder mon matos). Petite déception néanmoins, les week end, je me trouve sur Briançon et je ne peux donc pas assister aux cours du samedi, j'aurais donc seulement un cours par semaine.

Humeur de rentrée, RA-DIEU-SE !

lundi 27 août 2007

Le Seigneur de les nounours

Après avoir longuement égaré la vidéo, elle se retrouve à nouveau en ligne.
Le Seigneur des Nounours est un film humoristique complètement potache réalisé dans le cadre d'un projet média à l'Isen Toulon, en 2004-2005.

Synopsis :
Une aventure épique dans un monde fantastique. Le Seigneur Des Nounours est un conte moderne retraçant les mésaventures d'un homme sensible qui perd en un instant sa raison de vivre. Nous suivrons celui-ci dans sa quête qui amorcera une confrontation extraordinaire avec un être maléfique.

Ca en jette, et c'est moi le méchant (et je ne suis absolument pas subjectif ! ).