Pages blanches, taches d'encre et réflexions d'un idéaliste

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dimanche 16 novembre 2008

Charmante petite boule de poil

Pierrier de Prelles (05)

Suspendu dans la canopée,
Tu contemples ton univers
Vaste monde en tons de vert
Ou tu te fonds et vis en paix.

Quand parfois tu descends à terre
Tous rient de tes membres trop longs
Ces bras tombants jusqu'aux talons
Qui ne te rendent pas très fiers.

Mais lorsque tu te balances
De tes grands yeux doux et joueurs
Tu contemples sans nulle peur
Ce monde d'arbres immenses
Tu y es roi, tu y danses.

Ainsi traceur, quand tu te pends et fais des bonds,
N'oublie pas ce saint animal qu'est le gibbon.


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Un peu d'humour ! Les arts martiaux prônent le respect au maître, pourquoi ne pourrions-nous pas faire de même en parkour? Le constat cependant n'est pas reluisant : les fondateurs sont divisés, alors qui aduler sinon ce petit animal, plus agile que n'importe quel autre qui se joue de la gravité dans les hautes branches !
A noter, dimanche dernier, petite session à Grenoble fort sympathique en compagnie de Yassine, traceur marocain avec un bon niveau notamment de jolies acrobaties. Blog en cliquant !



samedi 1 novembre 2008

Tracer c'est bien, s'améliorer, c'est mieux

Voilà bientôt deux ans que je me suis mis sérieusement au parkour. Entre deux blessures, j'ai quand même progressé un petit peu, au point que désormais un déséquilibre se met en place entre certaines techniques que je commence à maîtriser et d'autres que je ne maîtrise pas ou peu.

Le parkourday du 26 octobre à Dijon m'a confirmé une chose : fatigué par une bonne journée à bouger, usé par des sauts et encore des sauts, je suis capable d'encaisser des bons chocs, le physique est là, et même si je peux m'améliorer, j'ai un potentiel intéressant.

C'est pour cela que je me pose désormais la question de ce que je vais devoir et de ce que je veux améliorer, de manière à être complet : quels sont mes objectifs pour la fin 2008 et l'année 2009 ?

Je ne suis pas satisfait de mon saut de précision, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, un manque d'explosivité. Il me faut donc bosser la pliométrie de toute urgence. J'espère de cette manière réussir à gagner en détente. Actuellement je devrais pouvoir atteindre 9 pas, je vais donc viser 10 (Rien n'arrête un ambitieux...).

9 pas reste -dans l'immédiat- une limite théorique que je passe au sol, en gymnase, mais absolument pas en extérieur, et encore moins quand l'aire de départ et de réception s'élèvent au dessus du sol. Il s'agit donc de travailler en gymnase pieds nus, afin de se renforcer et d'assurer une technique avec le meilleur amorti possible. Le travail pied nu en gymnase doit permettre à terme de poser des sauts de précision sur barrière.
Il va me falloir travailler sur le mental pour arrêter d'avoir peur au sujet de ma cheville et oser me lancer sur ces sauts là. Pour de meilleures sensations, et malgré l'hiver, je vais continuer de faire du slack (marche sur sangle) pour gagner en équilibre et muscler cette cheville que je ne saurais voir dans une chevillère.

A court terme je compte aussi investir dans des feyue, des chaussures de kung fu, très confortables mais dont la semelle, souple, oblige à bien poser ses appuis.
Tant que je parle chaussures. Kalenji (Décathlon) a sorti une chaussure de running à 12€. L'amorti pour ce prix ne doit pas être fameux, mais, pour laisser de la gomme sur des murs rugueux, il serait dommage de se priver, je compte bien en acquérir une paire.

Le deuxième point sur lequel je vais devoir m'appliquer, c'est mon saut de chat. Je ne maitrise absolument pas la technique, si bien qu'il est exclu pour moi de lancer en extérieur des sauts de chat-précision ou sauts de chat-bras. Mes axes de travail seront donc l'impulsion en pieds décalés, l'envoi des mains au bout de l'obstacle et une répétition acharnée de cette technique pour enfin apprendre à planer.

Finalement, il faut que je continue à travailler les sauts de bras afin de pouvoir me lancer plus dès que les résultats de mon travail sur les précisions se fera sentir.

samedi 18 octobre 2008

Questions de temps

Un peu de culture ne fait jamais de mal. Voici la partie que j'ai traité d'un exposé sur la notion du temps à Rome et à Pompéi. C'est l'un des travaux qui, jusqu'a maintenant, m'a demandé le plus de travail de synthèse. D'abord, pour trouver comprendre les sources, ensuite pour essayer de réexpliquer le tout à peu près clairement. Rédigé mais prévu pour l'oral, certaines formulations sont probablement lourdes ou redondantes, mais si vous n'êtes pas contents, vous n'aviez qu'à être là vendredi matin en TD pour écouter ceci en "Direct Live"...



Questions de temps :
Du calendrier annuel à la journée pompéienne

En 79ap. J.C., l'éruption du Vésuve fige le temps à Pompéi, nous laissant un cadran solaire dans un bel état de conservation, devant le temple d'Apollon dans le noyau samnite de la ville. Cet objet conçu pour voir l'avancée des heures rappelle que les Pompéiens et leurs contemporains savaient mesurer le temps. Cependant, dans une société vivant au rythme de la lune, du soleil et des dieux, la manière de le visualiser a évolué avec la compréhension des mécanismes du monde tout en gardant une grande part de mythe.

Pompéi reste un cas particulier et dans notre recherche pour mieux comprendre la notion de temps nous avons du élargir nos recherches à l'Italie romaine : nous nous sommes intéressés à Rome, pour laquelle les sources écrites sont plus nombreuses et nous permettent d'approcher la notion de calendrier, à l'image des écrits de Vitruve et des Saturnales de Macrobe.

Nous allons chercher à comprendre la vision du temps des Pompéiens et de leurs contemporains avec les moyens dont ils disposaient pour le mesurer, mais aussi en nous intéressant à la part de mythe, à l'impact de la religion dans la vie et dans la division de la journée.

Pour ce faire, nous allons d'abord explorer l'idée de calendrier, la division de l'année, les mois dans une organisation très structurée de la vie religieuse et politique. Ensuite, nous nous intéresserons à la semaine et à la journée, à l'utilisation de cette dernière par l'individu ainsi qu'aux systèmes de mesure du temps. (partie développée par une camarade que je n'ai pas à disposition)


I. Un calendrier annuel, pour la vie civique et religieuse

A Rome, la religion et la politique sont intimement liées. Le culte des dieux les plus importants et un certain nombre de cérémonies publiques sont effectuées par des magistrats et montrent à quel point la religion marque le calendrier à Rome.

A. Calendrier lunaire, calendrier solaire, l'année.

Dans l'histoire de Rome, un certain nombre de calendrier ce seraient succédés, c'est à eux que nous allons nous attacher dans un premier temps afin de comprendre la division de l'année en mois.

A l'origine de Rome, c'est un calendrier lunaire, i.e. basé sur les cycles de lune, de 10 mois qui est utilisé. Son origine est attribué à Romulus, dans les textes, mais il semble plus probable que ce soit une réutilisation d'un calendrier étrusque. L'année ne faisait alors que 304 jours.

Après Romulus, la légende attribue à Numa Pompilius, roi de Rome, la mise en place d'un calendrier lunaire de 355 jours. L'année est divisée en 12 mois. Cependant, l'année lunaire présente un décalage avec l'année solaire. Il y avait donc l'obligation de rattraper le retard en « intercalant » (mensis intercalaris) un mois, c'est à dire en rajoutant un mois tous les deux ans. Plusieurs auteurs antiques attribuent cette évolution à Numa (Ovide, Solin, Tite-Live, Cicéron : Des lois). Il faut nuancer les écrits de ces auteurs, car il semble plus probable que ce calendrier lunaire de douze mois date de la période des décemvirs (decemviri legibus faciundis) qui de 451 à 450, donc au milieu du V ème s. remplacent les consuls et rédigent les lois des Douze Tables (texte juridique fondateur à Rome).

La grande modification du calendrier vient avec Jules César. En 45 av. J.C. , il prend conseil auprès d'un astronome d'Alexandrie, Sosigène (qui vit au Ier s. av JC). et crée le calendrier julien, calendrier solaire de 12 mois. Cette fois, l'année fait 365 jours avec des mois de 30 et 31 jours . Tous les 4 ans, un année bissextile fait 366 jours : c'est à dire qu'on ajoute un jour le sixième jour avant les calendes de Mars (i.e. Bis sextum, doublement du 6ème jour).

Pour dater les années, les romains utilisaient divers systèmes que nous allons voir maintenant.

Il y a la datation renvoyant à la fondation de la ville A. U. C. (Ab Urbe Condita) usuellement 753av JC. Un deuxième mode de comptage consiste à prendre comme point de référence l'expulsion des rois, en 509av JC indiquée par l'abréviation P. E. R. Post Exactos Reges.

Cependant le système qui semble prévaloir est le suivant : les consuls prennent leur charge en début d'année (le 1er janvier depuis 153av JC) c'est pourquoi on avait pour habitude de nommer l'année du nom des deux magistrat les plus importants de Rome La liste des années désignées par les noms des magistrats s'appelle fasti consulares. Dans les textes, nous trouvons les noms des consuls avec la mention consulibus. Un exemple pris dans les Res Gestae Divi Augusti, qu'Auguste devient Pontifex Maximus : P. Sulpicio C. Valgio consulibus, sous le consulat de P Sulpicio et C. Valgio. (en 12 av. J.C.)


B. L'origine du nom des mois

L'aspect technique de la division en mois étant maintenant un peu plus clair, afin de mieux comprendre l'influence du religieux et du politique, nous allons nous intéresser maintenant à une question étymologique, d'ou viennent les noms des mois ?

Nous avons vu précédemment qu'il existait un calendrier lunaire de 10 mois. C'est de celui-ci qui viennent la plupart des noms des mois. Mars, alors premier mois de l'année est dédié par Romulus au dieu de la guerre.

Pour avril, l'origine du nom est contestée (Vénus ou mois de la floraison ?). Dans la même idée, l'origine de mai et juin est contestée. Macrobe donne comme explication la plus probable que Mai vient de maiores et Juin de juniores, symbolisant là la division de l'état romain, entre les jeunes qui tiennent les armes et les anciens qui ont la sagesse et la réfléxion. Du cinquième au dixième mois, les noms sont alors encore transparents : quintilis (actuellement juillet), sextilis (actuellement aout), september, october, november, dicember. Ils indiquent simplement le numéro du mois.

Numa aurait lui ajouté deux mois : Januarius, Janvier, placé après le dixième mois et avant le premier. Dédié au dieu à double face, Janvier regarderait donc aussi bien vers l'arrière, l'année passée, que vers le futur, l'année à venir. L'autre moi Février, est lui consacré à Februus, une personnification des rites purificatoires qui ont lieu tout au long du mois (ex: amburbium purification de la ville).

Finalement deux mois vont changer de nom pour donner le calendrier que nous connaissons. Ce sont les 5ème et 6ème mois de l'année lunaire de Romulus.

En 44av JC, Marc Antoine, consul propose une loi pour que quintilis reçoive le nom du dictateur Jules César pour honorer le mois de sa naissance.

Sextilis change lui de nom en 8av JC grâce à un senatus-consulte dont voici les termes :

« Considérant que c'est au mois de sextilis que César, investi du pouvoir de commandement a exercé son premier consulat, qu'il est entré en triomphateur à Rome à trois reprises, que ses légions sont descendues du Janicule et ont suivi ses auspices et le respect du serment militaire , que c'est encore au cours de ce mois que l'Egypte a été soumise à la domination du peuple romain et dans ce mois est et a été très heureux pour l'Empire romain, le Sénat décide de lui donner le nom d'Augustus. »

Sextilis est donc devenu notre mois d'août.


C. Calendes, ides et nones

Une subdivision ancienne scinde le mois en trois périodes. C'est la partie la plus compliquée de mon propos puisque ce système nous est désormais complètement étranger. Nous allons essayer d'éclaircir le fonctionnement de la division du mois en calendes, nones et ides.

A Rome, jusqu'à la fin du IVème s. av JC, les calendriers n'étaient pas affichés mais annoncés chaque mois par des prêtres. Ce système d'annonce se base sur une division du mois qu'il faut comprendre pour espérer comprendre l'influence de la religion dans le calendrier romain, mais aussi pour comprendre les très nombreuses inscriptions -souvent datées- que les pompéiens nous ont laissés sur leurs murs.

Intéressons nous d'abord à la division du mois en trois périodes :

  • du lendemain des calendes aux nones.

  • du lendemain des nones aux ides.

  • du lendemain des ides aux calendes du mois suivant.

Avec les modifications du calendrier que nous avons vu dans une première partie, des jours ont été rajoutés aux mois, décalant nones et ides. Ainsi les nones se déroulent le 5 du mois mais le 7 pour Mars, Mai, Juillet, Octobre et les ides sont le 13 du mois, mais le 15 pour Mars, Mai, Juillet, Octobre. En revanche, la durée des ides (i.e. Du lendemain des nones aux ides) reste fixe : 8 jours.

L'étymologie nous aide à comprendre ceci : nones voudrait dire neuvième jour, ce qui indique bien la durée de l'intervalle des nones aux ides. Une deuxième hypothèse plus religieuse nous donnerait pour nones l'expression nouae initium observationis, « nouveau cycle d'observations religieuses ».

Pour ides, il y a plusieurs hypothèses incertaines, mais ce qui est sur c'est que dans le calendrier lunaire, les ides tombent au milieu du mois, quand la lune est pleine.

Maintenant, voyons deux exemples d'inscriptions pompéiennes illustrant toute l'importance de la datation pour des sujets plutôt léger, cela nous montre que ce système qui paraît compliqué était couramment utilisé :

HIC FVTUI

XIX K SIIP XIII K SIIP

Ici j'ai baisé, le 19 des calendes de septembre (15 aout) et le 13 des calendes de septembre (21 aout)

CIL 4, 4260.

Idibus Martia / in sumptum sumisi

Le jour des ides de mars, je me suis laissé aller à la dépense

CIL 4, 8013.


D. Jours fastes et jours néfastes

La religion est omniprésente sous la République et l'Empire et a une grande importance sur le calendrier, qu'elle détermine. Nous allons maintenant nous pencher sur la question des jours fastes et néfastes. Mais d'abord, voyons en quoi ils sont liés aux calendes et aux nones

Sous la République et jusqu'à la fin du quatrième s. avant notre ère, une annonce orale était faite sur le Capitole, le jour des calendes. Le Rex sacrorum annonçait alors les jours fastes et la jours néfastes. Après quoi, la population devait revenir aux nones afin de savoir quelles fêtes seraient célébrées dans le mois.

Revenons un instant sur le mois intercalaire pour voir qu'à toute les époques, religion et politique ont été très liés dans la société romaine. Ce sont les pontifes qui décidaient aussi du placement d'un mois intercalaire. Cette intercalation était notamment une manoeuvre politique permettant de réduire la durée de la charge d'un opposant qui avait été élu, dans une société de magistrats-pontifes. Ainsi, le pouvoir religieux faisait donc efficacement pression sur le pouvoir politique.

Par la suite, le Pontifex Maximus, chef de la religion romaine annonce le calendrier annuellement en indiquant les jours fastes et les jours néfastes.

Les jours fastes, il est possible de rendre la justice. Il y en a sous la République 235, dont 192 jours sont réservés pour les comices et les élections. On parle alors de jours comitiaux.

A l'inverse, il y a 109 jours néfastes où tout procès est interdit. A cette occasion se tiennent les fêtes publiques et les jeux. Pompéi après s'être soumise à Sylla, a intégré la religion romaine, comme l'a prouvé la présence de statuettes de la triade Capitoline (Jupiter, Junon, Minerve) dans le temple de Zeus Meilichios (en règ VIII, non loin forum triangulaire). La présence de lieux dédiés aux divertissements (Odéon, Amphithéatre) mais aussi les nombreux temples dédiés aux cultes publics (temple de la fortune Auguste, temple des Lares, temple d'Apollon en Reg VII par ex), montrent la vivacité d'une vie publique et religieuse à Pompéi qui répond à un calendrier. Ainsi, aux alentours du 5 juillet, se tenaient à les ludi Apollinares, dédiés à Apollon, durant lesquels les duumvirs de la cité faisaient preuve de leur générosité en financant les jeux : vie politique et vie religieuse sont bels et bien mêlés et obéissent à un calendrier précis.



dimanche 12 octobre 2008

Voilà la L3

Alors que se profile d'ici quelques mois, la fin de mon premier cycle d'études supérieures, je commence seulement à avoir un point de vue à peu près complet de mes études.
Cela me permet de répondre à la question suivante, qui m'est en général posée quand j'explique que je fais des études d'histoire. Dans le meilleur des cas j'ai droit à "Mais, on fait quoi en histoire ?", sinon j'ai déjà eu "Ah, ça existe la fac d'histoire ?!". Réflexion spontanée, mais qui agace...
Cette fois, me voilà inscrit pour de bon en L3, aux options que j'ai pu choisir. Cette fois, je sais de quoi est composé l'ensemble de ma licence.

Avant de vous balancer l'inesthétique liste des Unités d'Enseignement (UE) que j'ai suivi, un petit mot pour vous expliquer comment ça fonctionne. Soumis au système du LMD (laïcenceu, masseteure, doctorat), nous avons tout au long de ces trois ans, un certain nombre de crédits à valider, et ce au moyen d'UE qui selon leur quotité horaire valident plus ou moins de crédits. Il faut ensuite savoir jouer subtilement de son emploi du temps pour s'inscrire là où les options semblent intéressantes tout en ne se mélangeant pas entre les UE majeures thématiques, majeures techniques, mineures, optionnelles et transversales...

En première année, le choix d'options était mince, en fait, nous avons suivi une sorte de tronc commun, imposé afin de nous donner des bases sommaire de culture historique. C'était une sorte de (re)mise à niveau afin d'acquérir les méthodes de travail.
En deuxième année, sans rentrer dans les détails, le choix s'étoffe. A Grenoble, nous nous retrouvons mélangés entre L2 et L3 ce qui nous permet d'avoir accès à un nombre d'UE plus grand. Nous gardons une contrainte : l'obligation de suivre sur les deux semestres de L2 (S3 et S4) les quatre périodes historiques, à savoir ancienne, médiévale, moderne et contemporaine.
En troisième année finalement, nous devons choisir au minimum deux des périodes précédemment citées, ce qui permet de se faire plaisir en fonction de ses préférences historiques et personnelles, quand l'emploi du temps et les chevauchements de cours le permettent... Il se trouve que cette liste d'option est la mienne, et il y a très peu de chance qu'un autre étudiant de la promo se retrouve avec les mêmes options que moi puisque cela dépend surtout de choix qui restent personnels. Il faut noter aussi que les options évoluent d'année en année. Quand certaines apparaissent, d'autres disparaissent.

Voici donc les UE que j'ai suivi, que je suis et que je vais suivre, classées par période historique :

Histoire ancienne
- Approche archéologique des mondes méditerranéens, le Proche Orient ancien. (L1S2)
- De la cité à l'empire, histoire grecque et romaine (L1S2)
- La République romaine, 218 - 31av. JC (L2S4)
- Le Haut Empire romain (L3S5)
- Vivre à Pompéi (L3S5)
- Les sources d'histoire romaine (L326)
Histoire médiévale
- Les Francs : De la Gaule mérovingienne à l'Empire carolingien, VIème IXème s. (L2S3)
- L'Europe occidentale au Moyen Age (L1S2)
- La chrétienté médiévale (L3S6)
- Archéologie médiévale. (L2S4)
- Stage L2 : fouille archéologique d'une église, niveaux fouillés, XIIème - XVème s. (L2S4)
- Paléographie et diplomatique médiévale (L3S6)
- Minimémoire, dont le sujet portera probablement sur de la paléo médiévale (L3S6)
Histoire moderne
- La France moderne : XVIème - XVIIème s. (L1S1)
- Histoire du livre de la seconde moitié du XVème au XVIIIème s., technique, société, économie, pouvoirs et culture. (L3S6)
- La ville et ses échanges, XVIème - XVIIIème s. (L2S4)
- La Révolution française, évènements, violences et passions. (L2S3)
Histoire contemporaine
- Historiographie et méthodes de l'histoire moderne et contemporaine (L1S1)
- Les sociétés européennes au XIXème s. (L1S1)
- Modernisation politique, culturelle et sociale de l'Europe au XIXème s. (L2S3)
- Nations de l'Europe : RFA, Italie et Angleterre de 1945 à nos jours (L1S1)
Géographie
- Géographie environnementale : la planète et ses habitants (L1S2)
- Géographie : Ville et société urbaine (L2S3)
- Géographie culturelle (L3S5)

lundi 1 septembre 2008

Grise ville


A la volée quelques mots sur ce fléau millénaire qui dans notre société ne devrait plus être d'actualité.

J'exècre ce monde, cette société urbaine,
Ces villes immondes.
Partout des les rues,
La pauvreté s'offre à la vue.
Ils vivent là.
Mendiants sur le trottoir,
Dans l'ombre d'un dépotoir.
Ils vivent las.
Ils ne vivent pas, Ils survivent.
Fantômes,
Ce sont des ombres et non des hommes.
Usés de les écouter, nous ne les voyons plus.
Nous ne les entendons pas non plus préférant ne pas les voir.
Mais eux nous voient
Etalant devant eux la richesse
Nous favorisons l'envie
Envient-ils nos vies ?
Et ainsi en donnant nous favorisons la paresse :
Pour qui sait en jouer, la mendicité
Pourrait bien être une félicité ?
Ou alors notre société est-elle si pourrie
Qu'on n'en voit pas les effets même à posteriori.

Comment découvrir dans le dénuement, quelques fragments de sincérité ?

samedi 9 août 2008

L'étourdi

C'est un peu moi, mais selon les jours, c'est un peu tout le monde aussi.

Certains matins, au réveil,
Les yeux ternes, regard en veille,
Amaigri, il croise son reflet
Dans un petit miroir replet

Distrait, sans montre, il oublie l'heure,
Incontestablement gaffeur,
Il oublierait, sans mémento,
Sous la pluie, parapluie et manteau.

Il vit sur son propre monde,
L'imagination féconde,
Sans jamais voir l'étonnement
Que crée un tel comportement.

Si son monde est sensationnel
Le notre, un peu trop rationnel,
Ne convient pas à notre ami,
Tête en l'air, éternel étourdi !

vendredi 8 août 2008

Le mime de pierre


Notre Dame est belle. Au diable la césure et vive l'écriture à l'arrache.

Démon enfanté par nos cauchemars
De cette scène d'où tu sommeilles,
De jour comme de nuit, tu surveilles
Ce peuple qui court, toujours en retard.

Lui inspirant la terreur et l'effroi
Délestant Notre-Dame de ses pluies,
Tu vomis sous un ciel de coton gris
Les crocs mordants une invisible proie.

Aujourd'hui, tu acceptes les piques
Des yeux curieux, des regards scrutateurs
Actrice, tu cherches à faire peur
Mais ce public rit, et te critique.

mercredi 6 août 2008

Petit traité d'hygiène du pied

C'est un peu mon quotidien en ce moment (je vends des chaussures)...

Nos pieds sont d'exigeants compagnons,
Larges, puissants, petits et mignons
Ils n'en restent pas moins sensibles
Et sujets aux douleurs, pénibles.

Pour courir, avec dynamisme,
Dans tous les sports dont l'athlétisme,
Amorti, sans trop de fermeté
Et chaussure, tout en légèreté.

Pour marcher, quelquesoit le terrain,
Hors sentiers et garder son entrain,
En confort, semelle rigide
Et au bout, préférer du vide !

Pour une allure moins sportive,
Terrain plat et humeur lassive,
Pour vos pieds, préférez le plein air,
Sandales ou tongs vous libèrent !

Finalement, ce n'est pas bien dur
De garder des pieds de belle allure.
Pour éviter de trop les couvrir,
Il suffit de ne pas s'en servir !


J'vois la vie (mo)rose !


Sous un ciel de coton gris,
La capitale se lève
Et le soleil s'élève
L'éclairant plein de mépris.

Sous ce ciel de coton gris,
On en oublierait presque,
Qu'il n'est plus jolie fresque
Que ses rayons sur Paris.

Sous ce ciel de coton gris,
La météo humide,
Et ses nuages liquides,
Est-ce une plaisanterie ?

Mais ce ciel de coton gris
-Plein d'hideux volatiles-
Au-dessus de la ville,
Jamais longtemps ne croupit !

vendredi 25 juillet 2008

En lettres Capitales

La vie à Paris se résume en fait à un suite de petits bonheurs. Tel une Amélie Poulain, je m'y suis trouvé cherchant un peu de bonheur, voulant profiter de moments simples. Un coucher de soleil sur le pont des arts, marcher sous les imposantes silhouettes de bâtiments dédiés à des souverains depuis longtemps disparus, concerts, jazz, enthousiaste comme jamais, la Capitale se sillonne à pied, en RER ou en métro. Le vélib ? A oublier pour profiter du paysage, je préfère de loin mes pattes et quelques courbatures au pire.

Mais Paris, c'est surtout une ville cosmopolite, un lieu de rencontre, le centre névralgique du Pays, un centre du monde, un lieu pour être heureux, tout simplement : main dans la main, sous une tour Eiffel habillée de bleu et scintillant sous un ciel de minuit...

A Paris, ville socialiste, la vie se voit en rose, mais pas pour des raisons politiques !