Pages blanches, taches d'encre et réflexions d'un idéaliste

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samedi 23 février 2008

Logique d'enfant et choix d'adulte


De toute manière, les adultes, ils sont pas comme nous...
Idée qui m'est (re)venue alors que l'arrivée d'un mail m'indiquait ma nomination en tant "qu'officier bonhomme" dans un groupe facebook dédié à ces drôles de personnages

jeudi 21 février 2008

Pendant ce temps là...




Sur une idée de Loba qui hier m'a comparé à un Shadock !
Depuis quelques jours, et pour encore quelques jours, je suis en vacances. hélas, limité par une entorse, il est hors de question pour moi de rentrer le pied dans une chaussure de ski.
Si j'avais été une personne sérieuse, je me serais plongé intensivement dans des lignes infectes d'html et de css pour résoudre mes problèmes (voir article précédent). Mais je ne suis pas si sérieux que ça, et passé 20 min, la programmation/codage/truc de g33k, ça me gave !

Puisqu'il faut bien s'entretenir, je me suis remis assez sérieusement aux pompes et aux tractions. J'aime bien les comptes ronds, donc j'essaie de jouer ça par centaine. Hier ça a donné 400 pompes, aujourd'hui, seulement 100, mais du ski de fond en parallèle, et tractions.
Ca décrasse sérieusement, et ça me permet de retrouver un peu de motivation pour le parkour : j'ai besoin de puissance, pour les sauts de bras, pour les passes murailles, pour les planches. En résumé, je veux envoyer du lourd dès que j'aurais retrouvé un semblant de cheville (les kinés sont optimistes et moi aussi, faites des étirements, la souplesse limite les blessures).
Pour le ski de fond, c'est franchement sympa. La chaussure malgré sa souplesse tient bien le pied ce qui m'a permis d'en faire avec ma cheville affaible (et en restant conscient de la fragilité de ce petit membre). J'ai beau vivre dans une région à ski de fond, je n'avais eu ces fines planches aux pieds que deux fois dans ma vie. La maturité aidant, je crois que j'y ai pris goût.
Quand il y a un peu trop de neige pour courir, ça compense, et la sensation de glisse est agréable. A retenter !

lundi 18 février 2008

Attention, travaux


S'il y a bien un problème récurrent avec les travaux, c'est le respect du planning.

Alors que l'optimisation du blog n'aurait pas du prendre plus d'une après-midi. J'en suis à avoir perdu mon modèle, ce qui fait que je repars à zéro....
Heureusement, avec 7 jours de vacances devant moi, je vais pouvoir m'y remettre.

Donc au programme : couleurs, image de fond, largeur des différents menus, et si j'y arrive amélioration graphique (icônes)

samedi 16 février 2008

Le réchauffement global et ses petits tracas


Comment ne pas être au courant ? La planète se réchauffe. L'effet de Serre -sans qui nous ne pourrions vivre- permet de conserver sur notre bonne vieille Terre un peu de chaleur de l'astre solaire.

Hélas, dans sa duplicité, mère nature n'a pas jugé bon de nous prévenir de sa fragilité. L'humanité, tel une enfant insouciante, s'est engouffrée, avec l'essor de l'industrialisation, dans le fourneau des abus énergétiques. Charbon, gaz, pétrole et dérivés. Plastique si pratique, oui mais plastique pas du tout écologique. Quand l'homme se rend compte qu'il brûle, non pas ses ressources mais son unique foyer, sa planète, il est déjà trop tard : il fait de plus en plus chaud. Le phénomène est dur à freiner désormais. Enfant innocent ou adulte coupable de ne pas vouloir voir, tu es déjà victime, humain, de ta propre sottise. A cause de tes machines, tu as mis en marche un inquiétant système dont les rouages te sont peut-être trop compliqués à comprendre.

Les climats se dérèglent. Il fait chaud, plut tôt. Le printemps arrive en hiver et avec lui ses légions terrifiantes de pollens et de graminés. Ouvre tes yeux irrités et constate penaud que ta planète s'affole.

En cliquant, vous aurez accès à un peu de lecture, si vous doutez encore....

vendredi 8 février 2008

87600 heures plus tard...*

* : Environ 10 ans.

A cause de Leely je suis pris dans une chaine infernale, un véritable piège temporel. Je dois m'imaginer dans quelques années, et transmettre le relais qui va aller à ..... Guigui

Un petit pas pour l'homme, un grand bond dans le passé

Il y a des jours comme ça où tout va mal : rhume monstrueux, pied dans l'atelle, froid, manque de sommeil et ... froid.

Le réveil a été dur ce matin. Le rythme de la fac ne m'a pas habitué à me lever aussi tôt, et c'est particulièrement vrai ce semestre. Les yeux pas tout à fait droits dans leurs orbites, j'arrive néanmoins à prendre une douche, m'habiller, et marcher jusqu'au tram, le tout avant 7h30 ! Alors que je me rends dans le centre, j'observe la ville qui se réveille dans une faible lueur. Les rayons du soleil ne passent pas encore la barrière naturelle que créent les cimes montagneuses, et une couche de rosée, figée par le gel, maintient encore le paysage dans un semblant de sommeil. Malgré l'obscurité, la cité est en fait réveillée depuis un moment déjà, mais moi, j'hiberne. Il me faut attendre le choc du temps et la puissance d'un retour en arrière, pour prendre pleinement conscience du lieu dans lequel je me trouve, au pied de la bastille.

Avec les traceurs, je suis déjà passé à de nombreuses reprises devant cette église du Saint Laurent. De taille modeste, elle reste discrète, camouflée par un enduit gris qui lui donne un visage austère. Il y a là un musée fermé au public pour cause d'aménagements de sécurité. Chanceux étudiants, nous y avons un cours d'archéologie médiévale avec Renée Colardelle. Elle a fait sa thèse sur le site et le connait donc particulièrement bien.
Derrière elle, nous pénétrons dans cette église, dans un monde humide et froid de vieilles pierres. Nous retournons surtout plus de quinze siècles en arrière.
A la fin du IVème, ou au début du Vème s. un baptistère est construit au nord, sur la rive droite de l'Isère. Le long des routes s'étendent des nécropoles, et pour une raison inconnue, le site du Saint Laurent se développe. Quelles reliques y a-t-il ? Nous ne savons pas, cependant l'archéologie a permis de constater que le lieu était particulièrement fréquenté, à tel point qu'un véritable circuit, avec un sens de circulation semble avoir été mis en place très tôt à une période durant laquelle le christianisme se développe. Au VIème s. quatre branches sont construites, formant une église à la forme très particulière, véritable complexe funéraire, qui permettait aux Grenoblois de se recueillir sur les tombes des premiers chrétiens, béatifiés par le culte populaire.
L'église va évoluer, et continuer à être utilisée jusqu'au XX ème s.. Le musée qui voit désormais le jour sur ce site a pour but sa mise en valeur. Un ensemble de passerelles métalliques permet (et permettra si l'organisation actuelle est conservée) de circuler dans l'église selon un circuit qui, dans un sens, fait écho aux pélérinages des fidèles des premiers siècles de notre ère.
La toute première est en surplomb, à quelques mètres au dessus des plus profonds niveau et permet de bien se rendre compte de l'enchevêtrement des constructions successives et des tombes de pierre. Une impression étrange m'a envahie en voyant l'irrégularité des murs. D'un regard, j'ai compris qu'il y avait là des traces de bâtis d'époques différentes, mais l'ensemble paraissait inextricable. Pourtant les archéologues ont tout clarifié : les différentes constructions, les techniques utilisées, la position des tombes, et la manière de célébrer les morts dans la nécropole. Les vieilles pierres ont une âme et une histoire. Avec acharnement et rigueur, les scientifiques peuvent la faire ressortir.

Dans ce genre de sciences, il y a beaucoup d'hypothèses mais la minutie du travail permet quand même quelques certitudes. Si toute la lumière ne peut pas être faite sur l'histoire de ce lieu hérité du passé, nous avons malgré tout le « devoir de transmettre en l'état » ces vestiges. Réflexion importante. Je me suis retrouvé dans ces propos de Renée Colardelle. Il ne faut pas chercher à reconstruire systématiquement, et il y a probablement plus à faire passer en dégageant les ruines proprement qu'en effectuant un travail de restauration, aveugle, et systématique.

Les pierres doivent parler, mais il ne faut pas chercher à trop leur en faire dire.

dimanche 3 février 2008

Une ode pour le 9ème art


Jeu n°1 : Trouvez ce qui a changé entre le premier et le deuxième avatar dessiné de Scott McCloud.
Jeu n°2 : A quel personnage de manga l'une des cases ci-dessus fait-elle allusion ?
Si vous trouvez la réponse aux questions, vous ne gagnez rien, sinon un petit bonus d'estime personnelle.

Que vous soyez lecteurs assidus de BDs, intéressés par le genre, dessinateurs ou scénaristes, vous ne pouvez pas ne pas lire ce livre.
En plus de 200 pages, l'auteur traite des contraintes et des particularités propres au genre artistique qu'est pour lui la BD. Le message de fond n'est pas toujours évident à comprendre, et serait particulièrement laborieux à lire si, Scott MacCloud, auteur de comics avant tout, n'avait pas mis en forme ce livre, en faisant une grande bande dessinée, pleine de gags et de mises en situtations dessinées, qui clarifient d'autant plus son propos.

vendredi 1 février 2008

A bas les spéculateurs !



La bourse est-elle folle ?

Après l'affaire de la Société Générale, et ses pertes records suite aux manipulations hasardeuses de l'un de ses traders, la question se pose. Elle revient dans la plupart des médias ces derniers jours.

En fait, c'est l'éternelle question de la spéculation qui revient sur le tapis. Ce débat n'est pas récent, et si vous vous intéressez un peu à l'histoire moderne (Quoi ? C'est une occupation comme une autre), vous savez, sinon je vous l'apprends, qu'au XVIème et au XVIIème s. déjà, les marchands étaient les premiers accusés en cas de disette. Tous ces « spéculateurs » étaient coupable de la hausse des prix du grain, et le peuple sans autre forme de procès dénonçait les agissements de ces traders de la Renaissance.
D'une manière plus générale, c'est l'ensemble de la finance, le monde nébuleux des flux de capitaux qui est craint, et d'autant plus actuellement. Les volumes échangés sont si importants et les théories devenues tellement complexes! Il y a probablement derrière cette peur séculaire une incompréhension. Monde effrayant des maths et de chiffres, de courbes et de tableaux, d'indices obscurs, complètement déconnecté du réel, pour nous pauvres mortels sans cervelle (ça rime, et c'est pas faux), est-il encore possible de comprendre ce qu'il s'y passe, même en étant particulièrement doué dans ce domaine ?
A observer le cas Jérôme Kerviel, il faut croire que non...

Personnellement, je ne cherche même pas (plus) à comprendre. C'est un milieu, si obscur, si plein d'argent et de requins que je ne souhaite pas savoir ce qu'il s'y passe.
Hélas, il n'y a pas forcément le choix, vu que ce système contrôle notre monde. Non, la seule économie intéressante, et celle dont les financiers sont morts et enterrés depuis plus d'un siècle. Vous remarquerez que je ne suis absolument pas objectif, mais un moyen comme un autre de se protéger de la violence du monde est peut-être de regarder dans le passé. C'est en tout cas mon choix. Le passé, pour éclairer le présent, mais aussi le passé en tant qu'écran de fumée.

Pas de bol, patte folle...


Etonnement, quand je me fais mal, le moral est bon, allez comprendre...

RAV 14 : Voyages en cases et en bulles



Profitez les parisiens, les auteurs sont pas méchants, pas trop :)
D'autres infos à ce sujet ici.